Certes, il est un peu tard pour se mettre sur Cowboy Beepop 25 ans après sa sortie. Mais, il n'est jamais trop tard pour se culturer.
Une chose est sûre, Cowboy Beepop brille par son originalité notamment dans son univers western spaghetti intergalactique assez délurée. On voyage, à la croisée de Star Wars et Fallout pour suivre les pérégrinations des quatre chasseurs de primes. Cowboy Beepop, c'est avant tout une ambiance avec notamment sa musique jazz léchée qui nous donne un opening originale et convaincant. C'est une floppée de personnages hauts en couleur : que ce soit les protagonistes principaux (Spike, Jet, Faye et Ed) mais aussi les "méchants" comme Pierrot le fou pour ne citer que lui.
Le gros problème qui plombe le manga réside pour moi dans son format de 20 min avec une nécessité de faire tenir un intrigue dans chaque épisode. Normal me direz-vous en 1998 car aucun SVOD. Il faut donc comprendre lorsqu'on a raté plusieurs épisodes. Certes, on trouve tout de même de très bons épisodes comme le remake d'Alien avec un vieux poisson mal conservé, celui de Pierrot le Fou voire tout simplement le pilote avec le couple Bonnie and Clyde survolté.
Sauf que ce format empêche toute construction sur le long terme effaçant complètement les personnages secondaires et l'intrigue principale dont je ne me souviens déjà plus : gagner de l'argent avec des primes? On sait donc bien en commençant un épisode qu'on ne reverra pas un personnage et qu'il va certainement mourir. A contrario, que Spike ou Faye ne risque jamais rien. D'ailleurs, la relation entre les personnages principaux est un peu construite à la va vite. Hormis Spike et Jet, on ne comprend pas comment ils se lient avec Faye et Ed, pourquoi il les gardent au sein du vaisseau. En particulier Faye qui se révèle assez lunatique.
Même si la série brille par sa créativité, j'ai eu parfois du mal à trouver un intérêt sur le long terme.