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Hwang Dong-Maaaannn, Hwang Dong Maaaannnn, hurle chaque matin Hwang Dong-man au loin. Un hurlement comme un cri de guerre contre l’oubli et le désespoir, ou simplement pour se souvenir d’exister...
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Si vous ne savez pas qui est Park Hae-Young, c'est peut-être que vous n'avez pas encore vu My Mister ou My Liberation Notes, ou encore que vous ne vous intéressez pas aux noms dans les génériques, ce qui est fort possible aussi. Entre nous, je n'y fais pas attention non plus pour les séries ou films qui font partie du tout-venant. Mais My Liberation Notes, et surtout My Mister, ce n'est pas le tout-venant des dramas. Ce sont des séries qui marquent car elles vous poussent à vous interroger sur l'âme humaine. Car elles vous remuent de l'intérieur sans pour autant forcer sur le pathos. My Mister est rapidement devenu mon drama étalon, celui qui se trouve tout au sommet de ma grille d'évaluation. Par principe, je lui avais mis 9/10 car rien n'est jamais parfait. Mais dans ma tête, on est à 9,99. C'est d'ailleurs la seule série que j'ai regardé 2 x depuis ma sortie de l'adolescence. C'est vous dire... Bref, Park Hae-Young, c'est la scénariste de ce chef d'oeuvre, et ses autres scénarios sont aussi excellents.
Alors, quid de ce drama? Où se positionne-t-il par rapport à mon (son) étalon My Mister ?
Assez haut, je dois dire, mais sans l'égaler.
Mais commençons par vous prévenir que si c'est de l'action ou de la romance à l'eau de rose que vous cherchez, "De notre mieux" n'est (peut-être) pas pour vous. Voilà, c'est dit. Pour le synopsis, je vous renvoie à celui de Senscritique. De toute façon, c'est le genre de sujet pour lequel il est difficile de mettre l'eau à la bouche en donnant une idée de l'intrigue.
Car le vrai thème est bien mieux résumé dans le titre coréen, qui peut se traduire par : Chacun lutte contre son propre sentiment de ne rien valoir. Et effectivement, il est beaucoup question de l'estime de soi, avec deux personnages principaux qui sont, pour des raisons diverses, en recherche d'une valorisation qui leur ferait du bien. En se trouvant, en s'épaulant, ils vont chercher à quitter cet état auto-destructeur dû au manque de confiance qu'occasionnent l'abandon ou l'insuccès.
On a clairement l'un ou l'autre clin d'oeil à My Mister, comme les nombreuses scènes à un passage à niveau fort semblable à celui de My Mister et des vues sur les rues et ruelles des quartiers plus pauvres.
Mais si je trouve que le résultat est un peu moins bon que My Mister, c'est pour plusieurs (petites) raisons. Tout d'abord, je trouve qu'il y a une trop longue entrée en matière avant d'arriver à faire monter l'empathie, et donc l'intérêt, pour les personnages principaux. A l'inverse, le dernier épisode est à mon sens très, et même trop concentré, comme si la scénariste avait tout à coup pris conscience qu'il était temps d'en finir.
L'autre point qui m'a (un peu) dérangé, c'est le côté nombriliste et déjà fort utilisé de placer l'histoire dans le monde des scénaristes et producteur de films et séries. Pour moi, c'est du réchauffé et c'est l'occasion de ressortir des poncifs sur l'égo des auteurs, le côté rapace des producteurs, les caprices d'acteurs, etc. Bref, on écrit sur soi. C'est comme ces romans qui parlent... de la peur de la page blanche d'un romancier.
Mais encore une fois, ce sont des critiques légères, même si je les ai prises en compte pour la note finale.
Du côté du casting, rien à redire, c'est excellent, que du beau monde. Go Youn-Jung et Koo Kyo-Hwan en tête. Je ne suis pas toujours fan de ce dernier, mais son côté excentrique convient à merveille au personnage qu'il doit incarner, à savoir un réalisateur qui, 20 ans après avoir fini ses études de cinéma, n'a toujours tourné aucun film et qui ennuie ses amis du métier par de longs monologues critiques.
Enfin, une mention aussi pour l'OST, qui comporte quelques morceaux vraiment bien adaptés à l'ambiance du drama.
Créée
le 7 août 2026
Critique lue 236 fois
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