Une énième démonstration des travers des productions américaines basées sur le calcul commercial : un potentiel scénaristique énorme, de bons acteurs, de bons décors, une bonne photo, une bonne réalisation... le tout torpillé par une dilution du talent dans le mou, le mièvre, l'idiot. C'est ce qu'il arrive quand les productions veulent faire 2, 3 ou 4 saisons : on y met des flashbacks inutiles à la pelle, des histoires de cul affligeantes, des dialogues d'une platitude insupportable et la première saison est un fiasco au point que le projet soit abandonné après un 13ème épisode qui offre une fin ratée par un dernier espoir de reprise.
Quand vont ils enfin comprendre que le succès des séries anglaises tient à l'exact opposé ? Au condensé puissant en 6 épisodes ficelés comme 6 films réussis, au rejet de la facilité... sans doute jamais car les prods américaines sont accros comme des joueurs du loto : pour trente séries foirées l'une d'elle va finir par toucher le jackpot, tout le monde en rêve, tant pis pour les ratages. Un mépris absolu des spectateurs de plus en plus insupportable.
3 parce que quand même y'a du bon dans cette daube.