Un plat étrangement réchauffé qu'on pense avoir servi, et puis en fait il disparaît. Voilà ce que cette série m'a évoqué.
Un étrange entre-deux entre une vie de famille américaine parfaitement nauséeuse avec des dialogues en emporte-pièce ("Désolé de ne pas t'avoir parlé de mon problème, pardonne-moi" "Je te comprends, n'oublie pas que je te soutiens" "Je t'aime, merci pour ton soutien je suis fier de toi"), et un thriller satanique pas du tout emballant. Petit revers sur la fin qui aurait pu être intéressant si seulement le scénariste n'était pas un gros lâche avec le cul entre deux chaises qui n'a pas voulu écrire une vraie fin et a préféré laisser le bout de son histoire voler au vent comme une culotte sur un fil à linge.
Le seul thème qu'il aurait été intéressant de creuser c'est le rapport de la mère de famille avec la jeune fille qu'elle "sauve". Au cours de la série on voit bien qu'elle choisit d'aider la rescapée au prix du bien-être de ses filles mais c'est mal mis en exergue et n'amène pas l'intrigue vers un paroxysme, ce qui fait que le twist de fin a un effet proche de zéro. Il aurait fallu montrer progressivement ses choix de plus en plus néfastes jusqu'à quelque chose... mais c'est ni fait ni à faire et le dernier épisode est plein de flashbacks rapides de triggers pour montrer que si si, elle a du PTSD vous avez compris ? C'est pas comme ça qu'il vont nous faire oublier l'absence de développement psychologique sur les 7 autres épisodes.
Mention spéciale à la jeune fille blonde qui a des yeux très globuleux qui aident son jeu d'acteur de cultiste paumée.