Bon le titre est facile, mais pourtant il donne le "la" pour une série d'anthologie qui verse simplement dans le kitsch, dont elle est un exemple parfait, et la série B dans la fin des années 2010.
C'est l'envers de Black Mirror, puisque l'écriture réussit dans son échec : le but est d'être un poil ridicule et de jouer autour des tropes et manières de la série d'anthologie et de la sf/horreur, mais en perdant le charme justement que propose d'authentique objets de série B et Z. Il manque non pas une aura, mais tout simplement un engagement d'écriture, de sérieux, qui haut fait moderne, est teinté d'ironie et de référence qui écrasent entièrement la surface.
La où Black Mirror tente sérieusement de faire de l'anticipation sur le monde digitalisée post-cyberpunk, dans la fausse utopie, on se trouve ici avec des fragments de ce succès et la volonté de choper une part de marché. Les intrigues sont ridicules, les développement sont capillotractés, et la réalisation simplette. Seul le budget permet de donner un vernis contemporain qui sauve la série. Le logo de la série aurait du me prévenir, une parodie de celui de l'ancienne Warner, qui se propulse en avant, et une police 3d disneyenne, et se référant à l'anthologie qui toucha des générations, la 4 ème dimension: opportunisme économique? On est en fait dans du spoof, sans excellence malheureusement.