La série s'annonce un peu comme un Black mirrors à la mode ricaine.
Et en effet, on est devant un premier épisode rutilant d'autosatisfaction d'avoir trouvé un pitch potentiellement exploitable à cette même sauce. Le gars qui découvre petit-à-petit qu'il n'est qu'un clone, ce n'est pas vraiment une trouvaille de génie, c'est même devenu un standard... Et ce standard est très mal interprété, mal ficelé, mal joué avec un casting navrant et des figures de mise-en-scène et de montage académiques, scolaires, le tout baignant dans un humour pauvre et auto-satisfait.
Ce type de scénario où on vous sort les scènes du chapeau uniquement pour justifier ce qui précède et ce qui suit pour arriver péniblement à boucler une intrigue peu crédible, se dédouane à peine de divertir tant il pause les questions de la perte de temps qu'il inflige et concernant le bien-fondé de son existence.
D 404 me semble résolument être un spectacle pour ados faciles et je m'abstiendrai d'y accorder une minute de plus.