Après une série de 2005 qui a permis à Doctor Who une seconde jeunesse, c'est reparti pour un tour avec une nouvelle saison 1. Le premier souci c'est que si on veut commencer Doctor Who il faut quand même au moins regarder l'épisode spécial qui précède puisque la fin de saison y fait directement référence. Mais globalement ce qui m'a un peu déçu c'est que Russel T Davies tâtonne pour injecter du sang neuf à un univers qui a de la bouteille et que ça donne une première saison assez peu homogène.
J'ai eu l'impression qu'on ne savait pas trop où aller avec ce nouveau départ. Est-ce qu'il s'agissait de faire une série pour les enfants avec des numéros musicaux interminables ? Fallait-il faire de la SF qui flirte avec Black Mirror ou bien s'approcher d'un univers horrifique avec le double-épisode final ? Je ne pense pas que l'équipe derrière la série a la réponse elle-même, mais tout ça se mélange et se retrouve dans une seule et même saison de Doctor Who. Ce n'est pas bien grave mais on perd parfois cette notion d'aventures pour toute la famille qui tentait de nous faire peur de temps en temps malgré tout. Là toutes ces petites histoires ne s'imbriquent pas très bien dans la "grande", c'est-à-dire celle de la saison elle-même, le fameux fil rouge qu'on retrouvait chaque année dans Doctor Who auparavant.
En dehors de ça les épisodes n'ont jamais eu autant d'allure et j'adore le duo d'acteurs composé de Ncuti Gatwa et Millie Gibson. Je les trouve solaires, rayonnants et on a envie d'aller vivre des choses extraordinaires avec ces gens. Si l'épisode autour de la musique était proche de la catastrophe avec une apparition ratée des Beatles, le reste demeure très divertissant avec en particulier l'épisode 73 Yards qui sort du lot.
Pour la deuxième saison, il y a toujours ces problèmes de ton qu'on ne retrouvait pas vraiment avant. Pour moi Doctor Who a toujours été une série de SF pour les enfants, mais qui pouvait attirer un peu toutes les tranches d'âge pour différentes raison. Ça s'est étoffé avec la série des années 2000 et là force est de constater que cet équilibre si unique n'est pas au rendez-vous. Ça se termine sur un sacré cliffhanger alors on verra bien ce que l'avenir nous réserve, mais j'espère aimer davantage la suite.