Si la décennie 90 est riche en pépites issues de l'animation japonaise qui n'hésitait plus à dépeindre violence et sexe sans tabou, elle est également peuplée d’œuvres faussement irrévérencieuses dont Kite semble en être un porte étendard.
Considéré comme un classique "underground" du genre - du moins, c'est ce que l'on peut lire comme avis sur les internets - d'une qualité telle qu'il aurait marqué Tarantino (ce qui aurait dû me donner la puce à l'oreille), Kite est sûrement ce que j'ai vu de plus proche du nanar en anime.
Écolière sexualisée à outrance (mais c'est pour le propos du film qu'on te dit !), explosion, violence gore, viol, faux nihilisme, jazz et piano sont balancés dans un grand mixeur qui accouche de 50 minutes de quasi-vide bien ennuyantes.
Cet OAV n'a rien à proposer tant sur le fond que sur la forme (quoique la scène des toilettes est plutôt sympa) et utilise son histoire comme prétexte à mettre en scène des viols sur mineurs. Kite n'est ni subversif ni outrageant, mais profondément beauf. Le genre de métrage qui germerait dans l'esprit de deux ados ayant passé leur après-midi sur 4chan.
J'ai également du mal à comprendre les avis qui louent le personnage de Sawa alors que l'on fait difficilement plus cliché.
Vous trouverez des centaines d'anime de la même période qui proposeront de meilleures scènes d'action et d'érotisme que celui-ci. Heureusement que les dessins sont parfois jolis.
3,5/10