Empathie s'ouvre sur un ballet de tutus noirs dans une ruelle vide, c’est beau et poétique. Comme toute la série ? Hummm. Objectivement, elle est "correcte", comme disent les québécois. Elle est indéniablement originale, touchante (parfois), drôle (par moments), mais je ne partage pas l’emballement général. Le scénario m’a paru forceur, en particulier lorsqu’il pousse (force ?) son spectateur à avoir de l’empathie pour Suzanne à qui il inflige les pires épreuves possible, de sa naissance à la mort un peu grotesque de sa femme (enceinte forcément), mais bien culpabilisatrice. Ça fait beaucoup, mais justifie sans doute que le personnage se complaise trop souvent dans le pathos et l’auto-flagellation. Le ton est plus souvent déprimant qu’émouvant ou poétique. Et cette tendance à l’ultra-dramatisation vaut aussi pour Mortimer et d’autres personnages. Lourd.
En revanche, dès qu'on s'éloigne de la vie personnelle de Suzanne pour se concentrer sur son rôle de médecin et sur ses patients, la série décolle, trouve son ton juste.
Un sentiment mitigé donc au regard des avis dithyrambiques.