Empathie nous propose de suivre l'arrivée du docteur Suzanne bien-aimée, jeune psychiatre, dans l'aile D de l'hôpital psychiatrique.
Faisant preuve d'une communication bienveillante, sincère et parfaitement dosée, Suzanne bouscule avec douceur le service dans lequel elle débarque. En écoutant les patients et en leur laissant de la place pour qu'ils s'expriment librement, elle parvient d'épisodes en épisodes à dénouer quelques uns de leurs traumas profonds. Tous les acteurs jouant parfaitement leurs rôles, on rentre facilement dans la série au point d'apprécier, à la manière de l'équipe soignante, les progrès des patients.
De façon intelligente, la série met également en lumière les failles et les traumas des soignants, Suzanne comprise. Tous ces traumas et ces angoisses renforcent le lien entre soignants et patients, montrant la courte distance qui parfois les sépare. A ce titre, l'un des thèmes central de la série est le processus de guérison de Suzanne qui tente de se reconstruire d'un lourd traumatisme. Sans surprise, des avancées significatives se feront dans le cadre de son nouvel emploi, dans les murs de l'hôpital, comme si le psychiatre devenait parfois le patient de son établissement.
Côté photographie et bande son, rien d'extraordinaire mais le job est fait. Les plans sont classiques mais réussis.
Vous l'aurez compris, le gros plus de la série concerne le scénario et le jeu d'acteur, qui tous deux nous embarquent le temps de 10 episodes dans cette équipe de soignants et dans la vie de Suzanne.
Également, mention spéciale pour le Québécois et ses expressions qui donnent à cette série VF un air rafraîchissant et super sympa, sans gâcher le sérieux des thèmes abordés.
On regardera avec plaisir une éventuelle suite.