J’aime ou je n’aime pas ce drama ?
Park Bo-Gum brille, comme toujours, par sa présence solaire et, alléluia, la belle Song Hye-Kyo nous offre, ici, un peu plus que deux expressions.
L'image est belle, lumineuse et le rythme agréablement doux, malgré certaines violences psychologiques. Les décors et le stylisme charment par leur superbe élégance.
Objectivement, le scénario n'est pas exceptionnel, une éclaireuse a titré sa critique "Pauvre petite fille riche" et c'est plutôt bien résumé ; les derniers épisodes sont, d'ailleurs, assez mortifères et tire-larmes, de ce point de vue.
Subjectivement, on peut certainement trouver des points positifs à ce drama ; pour le calme qui y règne malgré les tempêtes, pour le style narratif de la réalisation propre à Park Shin-Woo ("Nouvelle page à Séoul", "Lovestruck in the City", "It's Okay to Not Be Okay", etc.).
Ce qui est plaisant, aussi, ce sont les quelques moments dépaysants, tournés à Cuba. Et comme il y a toujours ces éternels flashbacks propres aux dramas, l’on n'y échappe pas, même de retour à Séoul, on a l'impression que Cuba est toujours là.
Et puis, bien sûr, un Coréen qui séjourne à Cuba a, forcément, un coup de foudre pour une Coréenne qui passait par là. Je ne vois jamais de réflexions sur ce sujet, mais il faut bien l'avouer, le monde du K-drama est terriblement consanguin. Au mieux, on y verra des personnages secondaires asiatiques, japonais ou chinois, et quelques mini-rôles de méchants pour des Américains qui jouent comme des chaussettes, mais qui ont, probablement, le mérite de parler coréen ou d'avoir des amis dans la Prod.
À quand un couple mixte à l'affiche d'un drama ? L'avenir nous le dira.