Euphoria : une série qui n’a jamais retrouvé la force de sa première saison

La première saison d’Euphoria reste pour moi la plus marquante. Dès les premiers épisodes, la série impose une ambiance très sombre et une identité visuelle unique. Mais ce qui fonctionne surtout, ce sont ses personnages. Ils sont atypiques, parfois dérangeants, souvent imprévisibles, et donnent l’impression d’exister en dehors des clichés habituels des séries adolescentes. Chaque intrigue semble importante et les relations entre les personnages, notamment autour de Rue, Jules et Nate, créent une tension permanente qui rend la série difficile à lâcher.


La saison 2 m’a moins convaincu. Visuellement, elle est toujours aussi impressionnante et certains épisodes sont excellents, mais j’ai eu le sentiment que la série commençait à privilégier les moments spectaculaires au détriment de son écriture. Plusieurs personnages paraissent moins bien exploités et certaines intrigues prennent une place disproportionnée. La saison reste captivante, mais elle perd une partie de la cohérence et de la spontanéité qui faisaient la force des débuts.


La saison 3 a le mérite d’essayer quelque chose de nouveau en installant un autre décor et une nouvelle dynamique. Après deux saisons construites sur les mêmes bases, ce changement pouvait être intéressant. Pourtant, j’ai eu du mal à retrouver ce qui faisait l’âme de la série. Des personnages importants comme Jules ou Nate sont largement mis en retrait alors qu’ils étaient au centre des conflits et des enjeux lors des deux premières saisons. Leur présence réduite donne parfois l’impression que la série s’éloigne de ses propres fondations. L'épisode final résume assez bien mon ressenti sur cette troisième saison. Elle n’est pas ratée, mais elle laisse un sentiment d’inachevé. Après tout ce qui avait été construit depuis le début, j’attendais quelque chose de plus fort émotionnellement et de plus marquant pour conclure l’histoire.


Au final, Euphoria reste une série singulière et ambitieuse, mais elle n’a jamais vraiment retrouvé l’équilibre parfait de sa première saison. Plus elle a cherché à se réinventer, plus elle s’est éloignée des personnages et des relations qui avaient fait sa force. C’est sans doute pour cela que la saison 1 reste, encore aujourd’hui, la référence de la série.

Julien13
6
Écrit par

Créée

le 2 juin 2026

Critique lue 34 fois

Euphoria

Euphoria

5

HALfrom2046

le 20 févr. 2023

Suivre

Spleen et Idéal

Immédiatement amalgamée avec 13 Reasons Why et Skins, la nouvelle série HBO avait de quoi effrayer. L’appréhension grandit encore à la lecture du synopsis. Rue, 17 ans, est déjà une grosse toxico...

Euphoria

Euphoria

3

UniversLworld

le 1 avr. 2020

Suivre

Bites à gogo

Hormis l'esthétique, je n'arrive pas à apprécier cette série, alors qu'elle est carrément adorée par la majorité des spectateurs. La psychologie, le comportement et les névroses des personnages sont...

Euphoria

Euphoria

6

Leo_Abbas

le 23 sept. 2019

Suivre

Gloss & Dissonances

Il y a quelque chose de malsain dans Euphoria que l'on ne remarque pas de suite. Sans doute préoccupé par les plans esthétiquement parfaits et les paillettes sur les yeux humides des protagonistes...

Sandman

Sandman

10

Julien13

le 2 juin 2026

Suivre

Une odyssée onirique sans fausse note

Il est rare qu’une adaptation parvienne à satisfaire à la fois les fans de l’œuvre originale et les nouveaux spectateurs, mais The Sandman réussit cet exploit avec une facilité déconcertante. Pour...

Kylie

Kylie

8

Julien13

le 2 juin 2026

Suivre

Critique de Kylie par Julien13

En tant que fan de Kylie Minogue, j’ai beaucoup apprécié ce documentaire. Ceux qui me connaissent savent d’ailleurs que mon admiration pour elle n’est un secret pour personne. Le film réussit à...

Beastars

Beastars

7

Julien13

le 2 juin 2026

Suivre

Un univers fascinant, une conclusion moins convaincante

J’ai toujours eu du mal à savoir exactement quoi penser de Beastars. C’est une série que j’ai appréciée pour son originalité, son univers et ses personnages, mais dont il me reste surtout un...