Après une saison réussi mais alourdit par un sentimentalisme pas toujours bien intégré à l'ensemble, Fleabag présente une saison 2 brillante à tout les plans.

D'abord abordons le personnage de fleabag, qui est un personnage fait de défauts et de qualités, désabusé et pourtant si lucide sur le monde qui l'entoure. Une lucidité qui permet grâce à la destruction toujours réussie du 4em mur de brosser un portrait au vitriol de ce monde et surtout de ces personnages. Un portrait parfois acide mais jamais gratuitement, toujours avec une certaine intelligence rendant la plupart des personnages attachants malgré leurs nombreux défauts sauf ce détestable et imbuvable Martin.

Pour revenir à la transgression narrative du personnage principal, en qui s'adressant à nous nous, la série créé alors un lien privilégié avec elle. On partage ces pensées pleines de désillusions, mais aussi ces rêves et ces commentaires sarcastiques, qui d'ailleurs participent grandement à l'humour des dialogues. La série se permet même des interactions silencieuses à base de regard, de sourire ou de clin d'oeil renforçant alors notre complicité dans les aventures de Fleabag.

On est donc témoin, confident, ami et même voyeur du quotidien de cette trentenaire, on partage avec une certaine sensibilité son vide existentiel, sa culpabilité dans la première saison et sa quête de sens, d'amour dans la seconde.

Pour la culpabilité comme dit au début c'est amené de manière un peu maladroite ce qui jure malheureusement avec la qualité globale, un défaut qui est complètement gommé dans la seconde saison où la reconstruction de Fleabag et cette histoire d'amour sont écrit avec justesse. Une histoire d'amour faite d'hésitation et de tendresse, qui finit sur une note à l'image de la série, douce amère.

Un final sous un arrêt de bus, le prête et elle réunit, d'abord embarrassés, il s'échangent quelques mots, quelques sourires puis elle comprend qu'il aime dieu, que cette amour n'est plus possible, un moment d'une grande tristesse mais aussi d'une forme d'apaisement pour les deux. On comprend alors que cette relation, que ce rendez vous manqué a permis à leurs âmes égarées de trouver leur chemin, de se pardonner leurs erreurs et d'accepter leurs errances.

Cyb3rLova
8
Écrit par

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le 9 juin 2025

Critique lue 13 fois

Fleabag

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7

Moizi

le 18 déc. 2021

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Attends, ça devient bien à partir de la saison 2

C'est encore l'histoire douce-amère d'une trentenaire un peu délurée et désabuée... a priori rien de bien intéressant à se mettre sous la dent, puisque j'ai quand même l'impression qu'on a un peu...

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10

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