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He's back
J'avoue que j'ai regardé cette série uniquement pour la présence d'Arnold Schwarzenegger. Je trouve que cette série s'en sort plutôt bien, il y a beaucoup d'humour les personnages sont intéressants...
le 30 mai 2023
La carrière d’Arnold s’est construite avec le talent de réalisateurs tels que Paul Verhoeven, John Milius, Ivan Reitman, James Cameron, John McTiernan ou Walter Hill. Des cinéastes qui ont réussi à utiliser son charisme, mais surtout reconnaître et contrôler les talents très limités de l’acteur (Arnold est une star, pas un acteur formidable, nuance). Ce n’est pas un secret : l’autrichien de mon coeur a besoin d’être bien dirigé pour resplendir (Stay Hungry, True Lies, Last Action Hero, Conan, Terminator, Predator, la trilogie Reitman, Total Recall). Les dernières bobines de Schwarzy (Le Dernier Rempart, Sabotage, Maggy, Aftermath) ne manquaient pas de qualités, mais le jeu restreint de la star chahutait parfois-souvent la crédibilité du récit.
FUBAR SAISON 1 / Écrite par Nick Santora, #Fubar ressemble à un sous-sous-sous-True Lies : un père et sa fille découvrent qu’ils travaillent secrètement pour la CIA mais chacun de leur côté. Voilà le pitch. Donc, Fubar rend-t-il service à la carrière de l’autrichien ?
LES GROS INCONVÉNIENTS ET TRUCS NULS :
- C’est horrible : les huit épisodes se ressemblent beaucoup trop. De fait, un certain ennui s’installe rapidement. L’histoire manque cruellement de rythme. Les huit épisodes de quasi 1 heure pourraient largement être condensés en 30/35 minutes.
- L’action est mollasse et petit bras. Fubar n’est décidément pas True Lies (son modèle) : l’ultra classicisme de l’action fatigue.
- Les personnages secondaires cumulent bien trop de clichés (à l’instar de l’intrigue très typée 90).
- On aurait aimé dans la narration une relation père/fille beaucoup plus subtile. Dommage, c’est le concept de la série !
- L’humour est censé être assuré par le duo de deux agents de la CIA aux rôles secondaires, Ruth et Aldon. Gags, punchlines, quiproquos et malentendus, les tentatives humoristiques ne manquent pas... Mais quelle fadeur. On frôle souvent la gênance... Le potentiel comique n’opère pas.
LES TRUCS COOLS DE FUBAR :
- J’ai fortement apprécié la façon dont la série épingle certains stéréotypes de genre (rôles assignés aux femmes, manière dont les pères/hommes contrôlent leurs vies). Cet ADN moins patriarcal est rafraîchissant dans le genre comédie/action. Netflix veut coller à l’air du temps ?... Et alors ? Tant mieux.
- Monica Barbaro est la véritable star de la série ! Schwarzy ne démérite pas, mais il rate 1 scène sur 2 / Il peut parfois étonnanment étonner (voir exceller) dans l’autre sens.
- Les cliffhangers de fin d’épisodes ont marché sur moi.
- J’ai aimé dans l’écriture les réactions de con de Luke Brenner (Schwarzenegger). Celui-ci n’a pas toujours le bon rôle, les bonnes réponses ou attitudes.
- J’ai aimé le choc des générations entre le père et la fille (old-school vs modernité).
- J’ai ADORÉ les nombreux messages cachés d’Arnold adressé au véritable Amour de sa vie dans la vraie vie ; Maria Shriver. Le mea culpa sur les «liaisons» est savoureux.
- Le clin d’oeil à Jumeaux : j’ai ri (un peu). Quel regret de ne pas voir «triplet» (Twins 2) suite à la disparition d’Ivan Reitman.
- La présence- caméo de Tom Arnold est sous exploitée, mais fait plaisir.
CONCLUSION SAISON 1 : Fubar , série netflixienne calibrée pour le grand public, ne révolutionne rien et n’invente pas l’eau chaude. Mais au fil des épisodes (ça s’améliore dans les 3 derniers épisodes), ce récit d’action familial se révèle être relativement divertissant et un peu fun. Perso, je suis resté sur l’ambiance bon enfant du show.
Fubar, c’est principalement quoi ? Une série qui avait du potentiel sur le papier avec un Schwarzy dans une comédie d’action True Liesienne... Mais sans la plume et le talent de James Cameron. Fubar ne restera pas dans l’Histoire.
La fin de la saison est trèèèèèès ouverte. Comme la série semble cartonner... Il y aura probablement une suite. Dommage pour celles et ceux qui attendent un «King Conan».
FUBAR SAISON 2 / En 2023, les plus courageux Netflixien-nes découvraient «Fubar», une mini-série série d’action avec Arnold Schwarzenegger. A la grande surprise de (presque) tout le monde et toutes plateformes confondues, «Fubar» s’est hissée en number one des séries les plus streamées. Les comptables du N rouge ne pouvaient pas décemment résister à l’envie de rempiler pour une couche supplémentaire d’action, de gags lourdingues et de grosses explosions... Donc deux ans après la première saison, une seconde canonnade de huit (looonnngs) épisodes débarquent.
L’histoire de «Fubar-S1» opposaient un père et une fille qui se découvrent tous deux agents secrets. On pouvait éventuellement trouver de l’intérêt dans cette relation père-fille au sein de la CIA. L’acteur de 77 ans reprend son rôle de Luke Brunner, en ancien agent de la CIA. Dans «Fubar-S2» le duo familial s’expose à une mystérieuse Carie Ann Moss surgie du passé, qui va non seulement donner du fil à retordre à la petite équipe d’agents spéciaux, mais va surtout déstabiliser la petite famille du héros.
Le gros problème de cette saison 2 est que, à part mon postérieur pour aller chercher un shaker de whey, rien ne décolle vraiment. Quel gâchis ! Le producteur et écrivain Nick Santora avait un boulevard devant lui : il avait un Schwarzie à disposition prêt à rire de lui-même, le magnétisme tonique de Monica Barbaro, le budget pour mener quelques cascades pétaradantes, et même une Carie Ann Moss prête à en découdre.
Bref... Arnold recycle maladroitement les répliques du passé (et son personnage avoue même que ses propres punchlines sont calibrées à la truelle !), les nouveaux personnages ne relèvent pas le niveau, le manque de moyens est gênant, le rythme essoufflé n’est jamais aidé par des tunnels de dialogues interminables, les enjeux de l’action sont systématiquement dégonflés par un humour de collégien à peine passable,... Et je dois l’avouer, mon Last Action Hero préféré est peu crédible dans la peau de cet agent de la CIA qui sauve le monde... physiquement (Arnold, please, refais des «Magguy» ou «Aftermath» !).
Schwarzie est-il content du résultat ?... Il dit qu’il est flatté que l’on le sollicite encore pour jouer l’agent Brunner et qu’il s’est bien marré sur le tournage. On le croit assurément. Nous on s’ennuie un peu, beaucoup...
On a beaucoup plus d’entrain et de hype pour l’imminent «Kung Fury : The Movie» de David Sandberg avec Schwarzenegger dans le rôle du président des États-Unis, Michael Fassbender et David Hasselhoff... Hélas, ce film n’a toujours pas de date de sortie officielle. Pendant ce temps-là, on se coltine «Fubar S2» (mais vous n’êtes pas obligés)...
Créée
le 13 mai 2026
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