Une équipe de policiers, tous anciens sportifs de haut niveau, va devoir « travailler dur » pour tenter de faire tomber le patron de la drogue et de tous les trafics de la ville. Ce sera d'autant moins facile que ce voyou a su « gagner les faveurs » des hauts placés de la ville qu'il a corrompus.
Le scénario est assez basique mais efficace ; on comprend qu'on n'est pas là dans un drame psychologique, et qu'on n'aura pas besoin de beaucoup réfléchir.
La série démarre avec un 1er épisode de 1h30, une bonne « mise en bouche » destinée à nous présenter les personnages et la situation.
Ensuite, l’enquête démarre vraiment et nous tient en haleine pendant plus de la moitié du drama. Après il y a un petit coup de mou, avant d’enchaîner avec des « épisodes de baston » et terminer avec le dernier qui traîne un peu en longueur.
En fait, la seconde partie n'est malheureusement pas au niveau de la première ; les séquences de combat, bien que spectaculaires, sont trop longues, et le final s'éternise.
C'est dommage car on perd le subtil équilibre de la première moitié.
De plus, que les « héros » soient indestructibles (coups de barres de fer sans effets, blessures graves qui guérissent en quelques heures...), ce n'est pas trop grave, c'est assez courant dans les dramas « action », mais on aurait peut être pu nous faire grâce des « états d’âmes » pour le moins surprenants des trafiquants (la chimiste fabrique la drogue mais ça l’embête soudainement qu'elle puisse être distribuée aux femmes et aux jeunes...le chef de gang russe violent décide d'épargner un personnage en souvenir d'un épisode de sa jeunesse).
Il reste que la série est parfaitement bien filmée, tant les poursuites en extérieurs (la course de Dong-ju sur les toits est géniale), que les moments de baston qui sont superbement chorégraphiés, et la bande son est de qualité, jamais invasive, toujours distillée à bon escient.
Le casting est impressionnant, mais tous ne sont pas au rendez vous.
Oh Jung-se (Min Ju-yeong) est parfait en psychopathe organisé, froid et dénué du moindre sentiment.
Heo Sung-tae (Man-sik, le chef d'équipe) amène une touche de fantaisie et alterne bien entre ses séquences d'action et de comique.
Park Bo-gum (Dong-ju), le roi du box office du moment et le chouchou de ces dames est au casting. La série repose sur lui, ça rassure le producteur, ça fiabilise l'audience mais n'assure pas une prestation de qualité ; il est très très bon dans les scènes d'action, beaucoup moins selon moi dans un jeu d'acteur un peu plat.
Pour Kim So-hyun (Han-na), on peut presque se demander ce qu'elle fait là. Elle n'est pas très crédible quand elle tient une arme, plus molle que « sportive de haut niveau », et son interprétation m'a déçu, elle manque clairement d'intensité (je l'avais beaucoup plus appréciée dans the Tale of Nokdu).
Quant à Lee Sang-yi (Jong-hyun) je l'ai trouvé très bon, dans la bagarre, et dans son rôle de flic calme et réfléchi ex de Han-na, qui n'arrive pas à faire une croix sur leur passé.
J'ai aussi adoré Lee Ho-jung (la chimiste) qui réussit à donner beaucoup de relief à un personnage à la base pas très emballant. Une très belle interprétation, avec « du volume ».
On n'évite cependant pas les quelques personnages qui tirent vers le grotesque, "usuels" des kdramas, , mais ici ils n'ont pas forcément été bien choisis (le maire et le préfet passent pour des incapables et des abrutis finis).
Au final, on ne s'ennuie quand même pas avec Good Boy, on n'est pas venus pour la romance (même s'il y en a une), et on en a pour notre argent. Toutefois, les écarts de rythme et les interprétations inégales donnent un léger sentiment de manque, car on avait là tous les ingrédients pour avoir une top série.
C'est un bon drama, pas « une pépite », mais j'ai toutefois passé du bon temps.