Bryan Fuller aime la mort, Dead Like Me, Pushing Daisies ou même la morte née Mockingbird Lane temoigne de cette fascination de la mort, si jusqu’à présent Fuller le traité sur un ton comique à l’esthétique Burtonienne il offre avec Hannibal un virage aussi surprenant que delicieux !
Hannibal marque une rupture visuelle, au revoir les couleurs criarde de ses premières œuvres, tout ici est froid, glaciale, les nuages epais plane sur chaque plan et ironiquement c'est lorsque le jeune Will Graham s'imagine à la place des tueurs que les couleurs se réchauffe.
Car bien plus qu'une rupture visuelle, les thèmes abordent par la série sont plus adulte et sombre que les précédentes œuvres de Fuller. La folie de l'humain est explorer avec une finesse et une perfection troublante. On est comme captiver par cette folie à la fois effrayant et pourtant si belle. Les relations de couple, l'amitié, la mort, Hannibal ne s'interdit aucun sujet et les explorent avec une justesse qui prouve aux fils des épisodes la qualité de la serie clairement à la hauteur des plus grandes séries du câble. Car c'est cela le paradoxe d'Hannibal mettre son spectateur mal à l'aise tout en le laissant béa d'admiration devant une image sublime ! Mettant en avant non pas notre ami Hannibal mais le jeune Will Graham la série offre une plongé saisissante porté par un casting puissante ! Mads Mikkelsen bien évidement mais qui en douter ? Non la vraie surprise c'est Hugh Dancy qui livre une performance stupéfiante ! Je ne le pensais pas capable de cela.
Bryan Fuller n'offre pas un simple prequel du bien connu Dragon Rouge, non il fait une relecture sombre, esthétique, profonde, émouvante, angoissante, troublante, il offre un bijou télévisuel