De la mise en scène de corps encore sanglants agrémentés de fleurs colorées, aux en- tremets humains dignes des plus grands chefs, la série est un tableau savamment construit. La réalisation s’étend au-delà des codes de la télévision et revisite l’es- thétique des thrillers tel que Le silence des agneaux nous l’avait introduit. Dans une ambiance aux tons sombres, aux vues plongeantes et aux décors ténébreux, le scénario suit un fil complexe. Hannibal, c’est le pouls qui se perd, l’incompréhension qui prend place mais surtout l’admiration qui vous incite à continuer. Étrangement, les scènes se succèdent sur un tempo juste, les dialogues précis mettent en place une ambiance languissante, pourtant, l’esprit se balade, les directions sont multiples.