+1 pour l’épisode 5, après m’être ennuyé ferme sur les 4 premiers épisodes sacrément mauvais.
Les personnages n’existent pas, ils sont des énièmes archétypes de l’homme idéalisé qui n’existe que par son corps, beau et bodybuildé. Ah oui on me rappelle dans l'oreillette que c'est parce qu'ils font du hockey (apparemment faire des cafés développe aussi bien les muscles, j'y penserai). Pourtant on ne croit pas une seconde qu’ils y jouent, au hockey (d'ailleurs tu savais que tous les capitaines des principales équipes de hockey étaient gay... mais nan?? ah si j't'assure), mais passons.
La narration accélérée ne fonctionne pas du tout, on ne comprend pas bien à quoi çà sert. A défaut d’être intéressants les personnages ne sont pas non plus attachants faute d'un minimum de substance: en gros ils sont beaux, c'est censé suffire pour qu'on comprenne pourquoi ils s'aiment, c'est un peu court pour moi. Les dialogues sont limités et censés être amusants selon le guide de l'apprenti scénariste, avec des gimmicks récurrents (« attention je pourrais être un serial killer », … « finalement tu n’étais pas un serial killer ? »… lol).
En gros, on dirait du Harlequin gay, de la romance de contes de fées (le coup de foudre entre gens beaux, sans autres enjeux). Quant aux fameuses scènes hot, je m’interroge sérieusement sur le degré de frustration sexuelle du public. On est dans le mommy-porn, une vision fantasmée de la sexualité gay masculine projetée par une femme, à destination d’un public féminin, soit une sexualité bien propre entre hommes réduits à des corps épilés, bien propres eux aussi, des poupées plastiques expurgées des oripeaux de la masculinité honnie… çà ressemblerait presque à de l’appropriation culturelle. Sauf que non, on ne peut pas dire çà de cette série, qui est dans la bienveillance et le consentement, LOL.
Alors évidemment il y a l’épisode 5 qui fait son effet, c’est indéniable, sans que la série n’en fasse grand-chose finalement (surtout ne réfléchissons pas trop non plus), et évidemment tout ce résout bien et vite, tous les problèmes sont envolés… un conte de fées.