Heated Rivalry s'inscrit dans cette lignée de productions qui misent tout sur l'esthétique et le "fantasme" au détriment d'une véritable écriture dramatique. Si le pitch de la romance clandestine dans le milieu très codifié du hockey pro laissait espérer une tension psychologique intéressante, le résultat lorgne malheureusement davantage vers le catalogue de luxe.
Pourquoi ça coince :
- Le syndrome "papier glacé" : On sent une volonté de masquer la pauvreté du scénario par des décors opulents et une réalisation léchée. C’est beau, certes, mais c’est désespérément vide.
- L'érotisme comme béquille : La série s'appuie lourdement sur ses scènes d'intimité. Si l'exécution technique est propre, ces séquences finissent par lasser tant elles semblent combler les lacunes d'une intrigue qui tourne en rond. On frôle parfois le "50 Nuances de Grey" version NHL.
- Des clichés en série : Les ressorts narratifs sont vus et revus, et les personnages peinent à sortir des archétypes de la rom-com classique.
Mon verdict
Une série qui se regarde sans déplaisir pour sa forme, mais qui s'oublie aussitôt le générique de fin passé. Pour ceux qui cherchent une véritable œuvre sur l'amour secret, avec du fond, du politique et une émotion viscérale, je ne peux que vous conseiller de passer votre tour et de lancer Fellow Travelers.