le 9 déc. 2011
Checkmate
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Hellsing Ultimate est la preuve vivante que les vampires ne sont plus ces créatures de la nuit élégantes et mystérieuses qu’on connaissait. Non, ici, ils préfèrent se balader avec des armes aussi grandes que leurs egos et des manteaux qui flottent au vent comme s'ils avaient un contrat publicitaire avec une marque de vêtements gothiques. Dès les premières minutes, on comprend qu’on n’est pas là pour de la finesse : c’est un festival d’hémoglobine, de balles en argent et de monstres qui explosent dans une débauche de violence jouissive.
Alucard, notre héros immortel et psychopathe à ses heures perdues, est probablement le vampire le moins romantique de toute l’histoire du genre. Exit les regards ténébreux et les soupirs mélancoliques, place à un sourire sadique, une envie malsaine de carnage, et une capacité infinie à régénérer chaque membre arraché comme si de rien n'était. Ajoutez à cela une organisation secrète, la Hellsing, qui combat des nazis vampires (oui, vous avez bien lu) et des prêtres psychopathes, et vous obtenez un cocktail explosif où la subtilité a été écrasée par une voiture blindée.
Visuellement, Hellsing Ultimate est un pur régal pour les amateurs de gore esthétique. Les scènes d’action sont des chorégraphies d’ultra-violence où les têtes volent, les tripes sortent, et le tout est servi avec une touche de surréalisme décomplexé. Il y a un plaisir coupable à voir Alucard se balader dans ce chaos avec une nonchalance absolue, comme si la destruction totale faisait partie de sa routine quotidienne. Il tire sur tout ce qui bouge (et même sur ce qui ne bouge pas encore), tout en balançant des répliques aussi tranchantes que ses balles.
Cependant, sous ce déluge de testostérone vampirique et de sang, Hellsing Ultimate s’autorise parfois quelques réflexions philosophiques. La série interroge, en filigrane, la nature de l'immortalité, du pouvoir, et du bien contre le mal. Mais soyons honnêtes, ces moments existentiels sont souvent éclipsés par des fusillades à la Matrix et des monstres grotesques qui semblent tout droit sortis d’un cauchemar sous stéroïdes. Et c’est là le paradoxe de Hellsing Ultimate : elle jongle avec des thématiques lourdes, tout en les balançant dans un blender de violence exagérée et de personnages plus fous les uns que les autres.
Côté personnages secondaires, on a droit à Seras Victoria, une jeune vampire en apprentissage, qui passe d’un état de quasi-innocence à celui de machine de guerre, le tout sous le regard impassible (et un peu paternaliste) d’Alucard. Et puis il y a Integra Hellsing, une aristocrate badass qui gère son armée avec un calme glacial, toujours prête à envoyer ses troupes se frotter à des créatures aussi invincibles qu’inconcevables.
Au final, Hellsing Ultimate, c’est un peu comme un concert de métal extrême en pleine nuit d’Halloween. Ça hurle, ça éclabousse, ça ne fait pas dans la demi-mesure, mais c’est foutrement divertissant. Si vous êtes là pour les nuances et la poésie, passez votre chemin. Mais si vous aimez les batailles épiques où le sang coule à flots et où les vampires ont plus d'armes que de morales, alors attachez votre ceinture, car Hellsing Ultimate vous réserve un sacré carnage.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleures séries de 2006
Créée
le 30 oct. 2024
Critique lue 17 fois
le 9 déc. 2011
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