Assez rythmée et soutenue, la mini-série de Netflix est à moitié convaincante...
Mais à force de vouloir aller trop vite, on en oublie de développer un peu plus les personnages et son histoire.
Le récit souffre des clichés habituels (l'adolescente insupportable qui fait la gueule à l'un de ses parents à cause de son travail, les trahisons, les vilains secrets révélés, etc.).
Et surtout la révélation de pourquoi les terroristes ont fait ce qu'ils ont fait, est plus que risible (plus convaincant que ça, tu meurs), sans compter que cet "révélation" est expliqué et développé en 3 secondes, lors du final (contentez-vous de ça, vous n'aurez pas mieux niveau explications).
Et malgré quelques révélations bien amenées à chaque épisodes, permettant d'éliminer les suspects au fur et à mesure, Hostage va si vite, que l'ensemble finit par être bâclé et le final, plus particulièrement le climax, reste assez attendu et jamais surprenant (c'est fou comment les méchants peuvent devenir si cons et balancer tous leurs secrets, en 2 secondes, alors qu'auparavant ils paraissaient si intelligents et organisés).
Pourtant porté par un plutôt bon casting où Suranne Jones et Julie Delpy en femmes de pouvoir ne sont pas mal, Matt Charman (le créateur et notamment scénariste du Pont des Espions de Steven Spielberg) ne parvient à convaincre complètement.
La faute à un scénario fainéant, qui priorise trop l'action, ne développant pas assez ses personnages (qui manquent sacrément d'épaisseur), ni son récit qui tient sur un petit bout de papier, terni par des clichés vite agaçants, des facilités scénaristiques et des incohérences.
Bien joué pour l'action et le rythme, dommage que le scénario soit tant laissé de côté pour obtenir ce résultat très en demi-teinte.
On va plutôt se retourner du côté de The Diplomat (sur la même plateforme) pour un bon thriller politique, plus intéressant, mieux écrit et plus développé.