Dernier élément qu'il me fallait visionner pour le programme limitatif de CAV de terminale, Irma Vep est une mini-série HBO réalisée par Assayas, qui en fait un reboot du film du même nom, réalisé par le même boug, et dont le sujet principal est le reboot d'une série des années 30 par un réalisateur en léger burn-out.
Irma Vep est donc une mini-série de plutôt bonne facture, qui permettra aux néophytes de comprendre et de ressentir comment se développe une série (enfin, plutôt une création visuelle de manière générale), en tout cas dans les grandes lignes.
La série se veut assez pédagogique et permet de mettre en lumière un bon nombre de métiers de technicien et d'assistant, tout en se permettant la construction d'un récit qui n'est qu'une cascade de mises en abyme.
Olivier Assayas développe donc plusieurs points clés, notamment sur la figure de l'acteur, sur la projection que l'on se fait du cinéma dans notre vie, les relations toxiques et de domination que l'on retrouve dans le milieu, la guérison (ou non) par l'art, etc., etc.
Irma Vep est donc une série qui prend bien (un peu trop même) le temps de développer tous ses personnages (mis à part celui de Lacoste qui disparaît petit à petit...), le tout en faisant résonner passé, présent et futur à l'aide d'une intrigue plutôt bien ficelée.
Comme je l'ai donc déjà dit, certains dialogues (et certaines séquences de manière générale) sont un peu trop longs à mon goût et n'apportent pas grand-chose au récit de manière générale.
La figure du réalisateur, jouée par Vincent Macaigne, est aussi particulièrement intéressante et surtout drôlement bien écrite (on passe 7 épisodes à se dire que ce mec-là est un grand naze un peu trop has been, jusqu'à une scène pivot de l'épisode 7 qui renverse un peu nos a priori).
Notons enfin que la voie que prend la mini-série vers la fin me semble un peu trop poussive et symboliste, me sortant donc un peu de son récit et, in fine, me rendant le visionnage un peu moins agréable.
En bref, Irma Vep, c'est tout de même assez chouette, et ça redonne un peu foi en Olivier Assayas que je n'avais découvert que par Le Mage du Kremlin (qui souffrait déjà de lourds problèmes de rythme).