"- Je veux créer quelque chose d'iconique..." qu'elle nous disait la petite Riri d'un air bien hautain. Sûr, frangine, sûr... mais faudrait peut-être déjà songer à faire une bonne série avant, non ?
Ironheart c'est l'énième série Marvel qui me donne envie de m'arracher le cuir chevelu tant elle gâche tout son potentiel, rejoignant ainsi She-Hulk, Echo et Secret Invasion à la décharge. Franchement, y'avait quoi de plus alléchant que la confrontation entre la technologie et la magie, la petite génie de la tech contre le méchant aux pouvoirs surnaturels ? Sauf que les 6 épisodes n'en font pratiquement rien. Et même si le final semble enfin aller dans la direction espérée, tout finit par tomber à plat : l'équipe créative ne sait pas quoi en faire de ce concept, si bien qu'il finit par devenir inexistant. Quel gâchis !
J'aurais alors pu espérer me repaître de l'arc de notre protagoniste qui cherche à créer l'armure ultime tout en essayant de surmonter son traumatisme du passé, mais là à nouveau : les fils ne se connectent pas, car Riri est un horrible personnage. Une vilaine gamine égoïste qui ne pense qu'à sa gueule, qui est désagréable avec tout le monde et qui n'arrive jamais à générer de l'empathie, même lorsqu'elle touche le fond. Pire encore : à aucun moment je n'achète qu'on a affaire à une petite génie, digne héritière de Tony Stark. On veut sérieusement nous faire croire qu'elle parvient à réparer une armure géante sur un plan de cuisine ou en fabriquer une de A à Z dans un vieux garage pourrave avec les restes d'une muscle car, mais jamais je tombe dans le panneau, car la série ne sait ni comment le filmer, ni comment le raconter. Tu mélanges des céréales, du chocolat, trois coups de marteau, BIM BAM BOUM, et PAF : t'as un Iron Man construit par la vraie magicienne de la série ! Incompétence et foutage de gueule !
Mais alors que je croyais qu'on ne pourrait pas faire pire que la protagoniste, vlà dit pas que débarque Antony Ramos et sa bande de bras cassés. Et là j'ai sérieusement dû me frotter les yeux pour croire à ce que je voyais : une bonne vieille blague puante de ton tonton durant un brunch dominical. L'équipe du méchant, c'est littéralement un type casse-couille qui compense avec des petits couteaux nuls, 2 bagarreurs/bagarreuses incompétents dont je n'ai à ce jour toujours pas pu déterminer le sexe, une casse-couille qui fait tout péter et, cerise sur le gâteau, une drag-queen hackeuse tout droit sortie des pires amalgames clichées du wokisme. Je n'ai rien contre l'inclusivité, mais franchement Marvel, si c'est pour humilier pareillement toute la sphère wokiste, c'était vraiment pas la peine.
Mais à l'inverse de ses douteux partenaires, Antony Ramos est lui relativement crédible dans son rôle de méchant à cape auquel on peut un tantinet s'identifier contrairement à son ennemie en armure. Simplement dommage que leur confrontation finale s'avère en déçà de ce qu'on pouvait nous promettre, puisque la série ne sait jamais quoi en faire de son béton de concept.
Je pourrais encore m'amuser à défoncer le montage, catastrophique dans les premiers épisodes, ou l'insupportable sidekick de Riri, mais j'en ai franchement plus envie. Hormis quelques exceptions, ces séries Marvel ne sont que des gâchis à la suite, et c'est franchement fatiguant que nous autres fans soyons traités comme de vulgaires vaches à lait prêt à regarder n'importe quoi. Ironheart en est la nouvelle preuve : ça n'a aucun coeur.
Note : au moins les artisans VFX ont eu vraisemblablement cette fois-ci plus de temps pour les effets spéciaux qui sont pour le coup impeccable.