Mini-série de 3 épisodes courts, Kill Lupercal nous propose de suivre un groupe de Titans loyalistes tentant d'éliminer l'archi-traitre Horus Lupercal dans les heures finales du Siège de Terra.
L'idée de suivre cette histoire via le Titan à la tête de ce groupe est certainement l'une des idées les plus intéressantes de la série.
Nous suivons les scènes d'action de machine de guerre colossales, puissantes, spectaculaires avec des moments assez impressionnants visuellement. De plus, voir en image un Princeps (plus particulièrement du Collegia Titanica) et de son groupe de Moderatis n'est pas chose courante. On savoure.
Au-delà de suivre un équipage d'un Titan, ses choix tactique et ses dilemmes, ce qu'on apprécie, c'est l'ambiance sonore. Et un doublage que j'ai trouvé très bon dans l'ensemble.
Cependant, un des points négatifs qui m'a de suite sauté aux yeux (et calmé quelque peu mon enthousiasme par moment), c'est le lip-sync. Lorsque ça arrive, que notre attention est porté sur ces moments, ça nous fait sortir de l'ambiance. Ca casse l'immersion.
Aussi, l'animation globale des personnages au sein des Titans est de bonne facture (hormis le lip-sync donc). Mais dès que l'on voit des figurants ou des environnements extérieurs, on sent le gap qualitatif. Ca donne un côté bricolé ou réalisé avec bien moins d'attention.
La série est courte. Peut-être qu'un moyen métrage de 40/45mn eut été plus appréciable et digérable que 3 petits épisodes entrecoupés de crédits.
Le point de vu de l'histoire est intéressant. Mais l'histoire elle-même ne va pas casser 3 pattes à un tyranide.
On s'approche tout doucement de productions plus ambitieuses pour Workshop. Ils ont les moyens, une fanbase exigeante et je suis confiant pour les années à venir. L'Empereur veille... et nous frapperons en Son nom si Workshop faiblit.
Kill Lupercal remplit assez bien sa promesse de spectacle Titanique dans un contexte dramatique.
Si on est fan du lore, ça vaut le détour: il y a des moments forts et la vision de Titans en action reste impressionnante.
*** Sous le regard éternel de l’Empereur, nul ne faiblira ***