Cette série en 6 épisodes suit le parcours de Yamasaki Risako, mère de famille gérant sa petite Ayake et son foyer lorsqu'elle se retrouve tiré au sort pour aller juger une affaire d'infanticide. Une mère a tué son petit bébé de quelques mois, on comprend que bien des choses pourrait expliquer la situation : la pression de devoir montrer une image de mère parfaite, la crainte d'avoir un enfant porteur de handicap, la pression de devoir concilier son rôle de mère et de workig girl rayonnante.
Bref, rien que de très habituel dans les dangers du patriarcat en particulier quand il s'applique dans des foyers avec des jeunes enfants. Et ce d'autant plus dans un société où (c'est l'image que j'en ai et la série ne me détrompe pas) le travail à un tel rôle social.
La série fait des parallèles parfois subtil parfois franchement moins entre l'héroïne, les autres perso féminins et l'accusé. On comprend alors assez rapidement que la violence du patriarcat est un spectre, et que l'accusé a juste eu le défaut de se trouver du mauvais côté d'un seuil qui l'a conduit à commettre un crime irréparable.
Mais au final, chaque personne se voit renvoyé à ses propres contradictions à mesure que les épisodes passent.
Ce concept de spectre du patriarcat, de continuum entre l'imposition d'un modèle traditionnel jusqu'à l'infanticide est globalement très bien retranscrit et justifie à lui seul le visionnage de cette bonne mini-série japonaise