Changer radicalement de ton depuis l'échec relatif du Green Lantern avec Ryan Reynolds, pourquoi pas, cette série signée Damon Lindelof, a qui l'on doit l'adaptation des Watchmen, nous emmène dans une enquête façon True Detective, où l'aspect comic book est pour le moment plutôt effacé. Si cela paraît volontaire, ça fait plutôt cheap, une série de Super-héros sans Super-héros ? Damon Lindelof prend son temps et aime prendre le spectateur à contre-pied. Utiliser l'anneau des Green Lanterns pour allumer une cigarette ou pour ouvrir une bouteille de bière ? Attendons de voir la suite pour la note définitive, dans l'immédiat c'est intriguant, mais je me suis littéralement endormi devant le petit écran, le visage souvent amorphe de Kyle Chandler n'invitant pas forcément à l'enthousiasme. A sa décharge, le rôle lui impose cela, il incarne un héro fatigué, alcoolique et désabusé, sur le point de passer le flambeau... Si Lindelof a le droit de faire ce qu'il veut, y compris être radin en décors et en effets spéciaux, je ne cracherais pas sur le Premier Green Lantern qui a au moins le mérite de nous présenter le personnage, son background, ses facultés et le rôle des Lanterns dans cet univers, le tout avec un humour, certes, pas toujours maitrisé... Cette série, plutôt sérieuse et sombre, s'appuie davantage sur l'aspect psychologique des personnages, ce que l'on peut effectivement attendre de ce format. Ne vous attendez pas à un déluge visuel, de nombreuses scènes se passent dans un motel perdu ou dans un bar, mais le scénario est recherché et malin. Lindeloff qui a réalisé LOST, aime nous perdre justement, dans cette histoire de lanternes vertes. Ceux qui auront la patience de le suivre seront progressivement récompensés, une démarche évidemment à l'opposé du fan service, et qui force à cogiter un minimum ! Alors c'est sûr, passer d'un Reynolds flamboyant à un Chandler sous antidépresseurs, ça surprend !