Série d'une rare nullité.
Le scénario : une orpheline sans fortune doit épouser un riche dégénéré, violent et bon à rien ,fils de famille , qui a accueilli ses parents adoptifs.
Ce garçon a un "frère de sang" et meilleur ami, le "tailleur" en question, lui-même fils d'un débile mental retombé en enfance, cloîtré dans la maison familiale, gérée par sa grand-mère revêche et toute puissante. Sans savoir qu'elle est promise à l'autre, le tailleur tombe amoureux d'elle quand elle se présente comme infirmière alors qu'elle fuit le fou. S'ensuit un imbroglio, pas tout- à - fait à la Marivaux!
Les acteurs : La partition est trop belle, ça pleure, ça hurle, ça menace. Ils surjouent à en
devenir grotesques et cocasses.
Les mouvements de caméra : intempestifs. Des va -et- vient ultra-rapides qui saoulent, des gros plans, très très gros de regards en champ-contrechamp. Des tournoiements à la Lelouch quand ils s'embrassent. Des contre-plongées qui finissent dans les narines du furieux.
Peu d'extérieurs pour respirer.
J'ai beaucoup ri. Je ne suis pas sûre que c'était le but de la réalisation. Peut-être une étude sociologique de la société turque huppée?