Quand la famille Addams arrive sur Netflix sous la forme d'une série mettant en scène l'aînée de la famille, Wednesday, dans une école avec des gens tout aussi particuliers, on a le cocktail parfait pour qu'une œuvre devienne un phénomène de société.
Réalisé par le célèbre Tim Burton et porté par Jenna Ortega qui campe le rôle principal, Wednesday nous emmène dans l'univers mystérieux de Nevermore, le Poudlard des marginaux.
On y suit les aventures de l'aînée de la famille qui, de par son goût pour la macabre et l'ésotérisme, se retrouve au premier plan d'une série d'événements lié aux secrets de l'académie et de la ville de Jericho. Le schéma narratif est certes classique, mais il est admirablement porté par l'interprétation de Jenna Ortega qui rend le personnage de Wednesday extrêmement crédible, au point où on a vraiment l'impression que ce rôle est une seconde nature pour elle.
Le reste du casting est très bon lui aussi, et nous permet une immersion dans l'intrigue de la série où l'on se prend au jeu de tenter de résoudre les différents mystères formant le fil narratif. Le visuel et les différents lieux qui façonnent les décors sont très représentatifs de cette ambiance mystique que tente de créer la série et les musiques qui accompagnent certaines scènes renforcent ce point.
Néanmoins, la série ne peut s'empêcher de tomber dans certaines facilités scénaristiques et d'omettre l'explication de certains éléments, chose qui peut vite briser notre immersion et l'intérêt qu'on peut avoir dans le fait de rassembler toutes les pièces du puzzle. Le fait que nous sommes dans un environnement "magique" n'est pas suffisant pour expliquer certaines pirouettes scénaristiques vraiment trop facile à mettre en place.
De ce fait, Wednesday reste un excellent divertissement qu'on appréciera regarder pour son ambiance et les différents messages qu'elle cherche à faire passer. Abordant des thèmes comme l'adolescence, la recherche d'identité, les apparences ou encore la famille ; la tension narrative que cherche à créer la série ne fait que monter en puissance jusque-là fin, permettant à cette dernière d'immerger les spectateurs au côté de Wednesday... Pour leurs plus grands malheurs