Excellente surprise pour cette série d’une seule saison à la fois dense, bien ficelée et étonnamment bien réalisée : c’est quasiment un sans faute tout au long de ces 8 épisodes au cours desquels l’intrigue rebondit ici et là sans crier gare (mais pas trop quand même… on n’est pas dans la Casa de Papel…!).
Certes, quelques raccourcis chiffonnent de temps en temps et les protagonistes s’avèrent étonnamment résistants… mais rien d’alarmant ; on peut aussi signaler la musique pas vraiment réussie, un peu trop neuneu pour coller correctement aux enjeux de taille, racontés ici. Mais bon.
Car il faut préciser que ce mélange détonnant de Nikita (notre Nikita à nous, celle de Besson) et du non moins brillant Infernal Affairs (le fameux polar hongkongais), se révèle plus souvent qu’à son tour d’une étonnante violence avec une prédilection pour les armes blanches et les mandales (c’est ainsi qu’on règle les problèmes dans le « milieu » coréen).
L’actrice principale s’avère remarquable et campe ce petit gabarit de furie vengeresse et impitoyablement déterminée avec brio ; les autres comédiens ne sont pas en reste et donnent une épaisseur à ce scénario bien fichu et qui sait rester clair, malgré les révélations et rebondissements.
Le rythme reste toujours élevé, l’action est spectaculaire et les moments de tension vont crescendo… une sacrée leçon pour bien des séries… américaines qui feraient mieux d’en prendre de la graine !