Dès la première minute, Peacemaker montre clairement qu'elle n'est pas une série de super-héros classique. Son mélange d'action, de comédie irrévérencieuse et d'une pointe de folie fait de chaque épisode un spectacle en soi. Et tout commence avec ce générique impossible à passer : Do Ya Wanna Taste It de Wig Wam, accompagné d'une danse qui résume parfaitement le ton absurde et brillant de la série.
John Cena prouve que ce rôle lui va comme un gant. Son Peacemaker est un idiot charmant, quelqu'un qui oscille entre le ridicule et l'attendrissant sans perdre son essence. Mais ce qui élève vraiment la série, c'est sa distribution secondaire. Jen Holland vole chaque scène où elle apparaît, et la dynamique entre les personnages apporte un humour qui ne paraît jamais forcé.
Au-delà de la comédie et de la violence démesurée, la série surprend par des moments de vraie émotion. Derrière toute la parodie et le chaos, il y a une histoire de rédemption et de secondes chances qui fonctionne à merveille.
Peacemaker ne sera pas pour tout le monde, mais pour ceux qui aiment les histoires comme celle-ci, sans filtre, avec des dialogues tranchants comme des couteaux et une bande originale bestiale, c'est un bijou. James Gunn nous prouve une fois de plus qu'il sait mélanger le grotesque et l'émouvant, transformant ce qui aurait pu être un simple spin-off en l'une des séries les plus divertissantes du genre.