La promotion m’a matraqué et a eu raison de moi… Et je n’ai pas été déçue. Je m’attendais à un truc too much alors qu’en fait, j’ai beaucoup aimé.
Lorsque l’on est lectrice de webtoons comme moi, on ressent que c’est une adaptation, car le kdrama a tous les codes. Ce n’est pas le premier kdrama adapté que je regarde et j’ai ressenti des similarités avec plusieurs webtoons. Si vous avez aimé ce kdrama, je vous invite vivement à vous intéresser aux webtoons de ce genre. Il y en a un paquet !
Teach you a lesson met en scène plusieurs problématiques que l’on retrouve dans le système éducatif. Il y a des problématiques très culturelle, notamment dans l’épisode sur les écoles privées, les mères qui s’occupent de l’éducation de leur enfant avec des groupes de mères un peu trop investies et compétitrices, car en Corée du Sud, ce sont deux grosses problématiques. Nous l’avons à l’international, oui, mais en Corée, c’est un niveau au-dessus, je trouve. Il y a des affaires qui vont vraiment loin. Néanmoins, ce sont des problèmes et d’autres problèmes issus d’autres épisodes concernent l’entièreté du globe terrestre. Le système éducatif a beaucoup de failles.
C’est un kdrama qui dénonce le harcèlement, le décrochage scolaire, la pression, la corruption d’enseignant, la drogue qui circule à des âges de plus en plus jeunes du côté d'élèves, mais aussi le harcèlement des parents, la violence d'élève du côté des enseignants. Il évoque aussi la corruption politique dans le ministère de l’éducation. Il y a toute une panoplie de problèmes qui sont mis en avant. Chaque épisode met un problème en avant : le harcèlement, les gangs, la drogue, les réseaux sociaux, les classes sociales, la corruption, etc. Que ce soit entre élève, entre élève et professeur ou entre parent et professeur, beaucoup de situations y passent.
Sous couvert de violence, le kdrama montre qu’il est temps d’en finir avec les problèmes au sein de l’éducation, et ce, de tous les côtés. Il amène à de vraies réflexions intéressantes. Ce n’est pas de la violence pour de la violence, contrairement à ce que les pays qui le censurent veulent faire croire. Ce n’est pas la solution adéquate pour toutes les situations et c’est légèrement romantisé la violence, mais elle a un fond. Une vraie réflexion est derrière chaque situation.
La fin m’a quelque peu frustrée à chaud. Mais à froid, je me rends compte qu’elle soulève une vraie question : que fait-on des élèves qui ont tout abandonné ? Qui ne croit plus aux adultes ? Qui ne veut pas s’en sortir ? Est-ce avoir le syndrome du sauveur de vouloir le sauver ? Est-ce qu’il est possible de sauver quelqu’un qui ne veut pas l’être ? Doit-on abandonner ? Les causes perdues, on en fait quoi ?
Enfin, je sais très bien que cela est un sujet très difficile à appréhender, surtout en Corée du Sud, et cela pourrait être carrément un kdrama à part, mais je suis un peu déçue, car un sujet n’a pas été abordé : celui des agressions sexuelles que ce soit de la part d’un professeur comme de la part d’un élève, que ce soit entre élèves, entre professeurs ou entre un élève et un professeur. Ce sont des situations qui existent réellement et qui font tout autant partis du problème du système de l’éducation, pas uniquement, mais dans ces contextes, l’éducation a une part de responsabilité.