En 2023, 50 Cent avait annoncé la production d'une minisérie documentaire sur son pire ennemi : Sean Combs, aka P Diddy, aka Puff Daddy, aka [...].
Réalisée par Alex Stapleton et constituée de 4 épisodes, elle est enfin sortie sur Netflix la semaine passée.
C'est super intéressant toutes ces vidéos tournées par un type qui accompagnait Diddy au moment de son investigation et qui ont été obtenues après son arrestation. En intro nous pouvons ainsi le voir en plein échange téléphonique, déterminé à trouver un avocat capable de tremper ses mains dans les pires cambouis possibles pour lui afin de le laver d'un futur affront qui semble impossible à cacher, pendant que sur la terrasse de l'immeuble faisant face à sa chambre sont postés des policiers qui, non contents d'être en pleine reconnaissance du gonze, ne s'en cachent même pas.
Le doc fait ressortir d'autres extraits intéressants tout au long de sa carrière, notamment lors de la période 2pac/Big. Certains extraits avaient beau avoir traîné sur le net depuis un moment, ils n'étaient définitivement pas connus du grand public et ça a été très surprenant de les découvrir.
All in all, ça retrace ce qu'il faut et c'est difficile de ne pas trouver le fil narratif du parcours et des intentions supposées de Sean au travers de tous ces intervenants assez dingue tant toutes les pièces du puzzle semblent enfin si facilement s'emboiter.
Pour autant, ça prend quand même vraiment trop son temps et c'est une manie assez reloue chez Netflix de pondre des séries-docus qui peuvent parfaitement tenir en deux épisodes de 1h, surtout quand elle omet en bonne partie les fameuses freak-off parties. N'est pas Peter Jackson qui veut.
Néanmoins, à défaut de nous convaincre qu'il est effectivement à la tête d'un traffic sexuel, ces 4 épisodes montrent que Diddy reste un type détraqué, opportuniste, mégalomaniaque, manipulateur, violent, dangereux, et puissant, se servant de son entourage pour garder son égo toxique dans les étoiles.