Voici un drama surprenant. Ni mauvais, ni vraiment bon. Sa réalisation contient, toutefois, ce petit supplément qui le différencie des productions coutumières.
D’abord, il est presque "hors codes" (parapluie, bisous, bulgogi, plaquage de crème hydratante, … rien), à l’exception, peut-être, d’un cas d’Alzheimer, d’un accident et de l’hôpital.
Ensuite, si les raccourcis et quelques zones scénaristiques décousues lui font défaut, le découpage de l’intrigue est assez inhabituel (pour un drama) et éveille, crescendo, notre curiosité, surtout à partir du 3e épisode.
Ne vous fiez pas au Pitch de la fiche technique de senscritique : il n’y a pas d’enquête conjointe, c’est tout le contraire.
Un agent immobilier découvre, de bon matin, une jeune femme gisant sur une pelouse. Tombée de l’immeuble, des marques de strangulation écartent d’emblée l’hypothèse du suicide.
Un policier singulier, dont la caricature et les gimmicks semblent tout droit sorti d’une proposition de l’acteur Jo Han-sun, mènera l’enquête à sa façon, tout en dissimulant quelques secrets.
En parallèle, le personnage de Kang Sung-Yeon recherche des preuves probantes pour révéler le coupable et innocenter son protégé. Elle n’aura de cesse d’entrer en conflit avec l’inspecteur et de le court-circuiter dans sa quête aux indices.
Agente immobilière de l’immeuble, elle paraît aussi engagée dans un autre combat contre des magnats de la construction. Et c’est là où cette mini-série se perd, ne proposant aucun développement de son bras de fer avec ces puissants promoteurs, pourtant impliqués dans l’homicide.
Bref, j’avoue que j’ai davantage été intriguée par le parti pris du montage et de la réalisation, à contre courant des dramas classiques, que par l’histoire elle-même. Quatre heures découpées en huit épisodes.
Un drama « Demain, j’arrête les dramas ! »