L'intérêt majeur de Star Wars, c'est son univers élargi : des jeux vidéos aux comics et autres bandes dessinées, chaque personnage ou presque a la place de s'exprimer quelque soit sa place dans le coeur des fans. La série Clone wars était un bon exemple, comblant habilement le large espace entre les épisodes 2 et 3, dans lesquels Anakin devient un brillant chef de guerre. C'est donc tout naturellement que l'espace, plus large encore entre les épisodes 3 et 4 serait utilisé à son tour.
La série star wars rebels a ainsi pour thème la création de l'alliance rebelle à travers les yeux d'un jeune padawan jedi dénommé Ezra, membre d'un équipage de contrebandiers, le Ghost. Si la réussite de Clone Wars était facilitée par la présence d'une ossature solide de personnages connus (Obi-Wan, Anakin, Yoda...) elle était en plus intéressante dans ce qu'elle développait à l'échelle de toute l'Hexalogie.
Ici, tout est plus compliqué : les personnages sont inconnus, bien que des héros de seconde zone passent par ci par là au détour des épisodes (Lando Calrissian par exemple), et le ton est sur courant alternatif. Globalement plus enfantine, la série ne se prive pas de découper au sabre laser, de bruler du méchant ou de mutiler du gentil à tout de bras.
Finalement, le vrai problème de cette série, bien qu'elle gagne en qualité au cours de la seconde saison, c'est la divergence d'intérêt d'un épisode à l'autre. Sur 20 épisodes, au final, j'en aurai zappé près de la moitié, remplis d'histoires répétitives et secondaires qui n'auront aucun impact sur la trame essentielle, développée elle sur 5 épisodes par saison, pas plus. La qualité globale en prend un sacré coup, et on se prend à oublier que les épisodes sortent chaque semaine, pour tout regarder d'un coup une fois le season finale sorti. Netflix, quand est ce que tu rachètes des droits star wars ?