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La tension en moi
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The Beast in Me, c'est l'archétype même de la "série Netflix du dimanche" : on lance le premier épisode par curiosité, et on se retrouve à enchaîner la suite sans trop forcer. L'histoire reprend les codes classiques du thriller psychologique avec une mise en scène basique mais qui fait le job. On est clairement sur du divertissement pur jus, calibré pour être consommé rapidement, sans avoir besoin de prendre des notes pour suivre l'intrigue. C’est propre, c’est net, mais ça ne révolutionne pas le genre.
Côté points forts, il faut avouer que la sauce prend plutôt bien au début. Pendant les six premiers épisodes, le suspense est tenu d'une main ferme et on a vraiment envie de connaître le fin mot de l'histoire. Mention spéciale au duo Nile et Nina Jarvis qui sort du lot : ce sont les seuls personnages qui semblent avoir la tête sur les épaules et qui apportent un peu de crédibilité à l'ensemble. Si vous cherchez un "page-turner" télévisuel pour débrancher le cerveau, la première partie de la saison remplit son contrat.
Malheureusement, le soufflé retombe violemment sur la fin. Si le casting est globalement médiocre, le cas d'Aggie devient vite problématique : on a l'impression de voir une redite insupportable de son rôle dans Homeland, sans la nuance. Et que dire de Brian Abbot, dont les décisions frôlent la bêtise criminelle ? Mais le vrai naufrage arrive avec les deux derniers épisodes. Adieu subtilité, bonjour les ficelles grosses comme des câbles de remorquage. Tout s'effondre dans un épilogue cousu de fil blanc qui gâche la montée en tension précédente.
En résumé, The Beast in Me est un divertissement honnête tant qu'on ne regarde pas trop les détails. C'est dommage que l'écriture décide de saboter ses propres efforts dans la dernière ligne droite. Ça se regarde, ça occupe, mais ça ne restera pas dans les annales.
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