Certaines histoires fonctionnent mieux sur un format qu'un autre. The Leftovers en est peut-être l'une des meilleures preuves à notre portée.
L'idée de départ vient d'un certain Tom Perrotta, qui accoucha d'un roman plutôt bancal et maladroit dont je fais la critique ici sur Sens Critique: http://www.senscritique.com/livre/Les_disparus_de_Mapleton/critique/25982186
L'auteur semble avoir des difficultés à mettre de l'ordre dans ses idées et le résultat est plus que décevant. Le tout donne un sentiment d'inachevé, les intrigues à peine effleurées et mal construites.
Malheureusement pour le spectateur, Tom Perrotta est également aux manettes de la série et ça se ressent par moments. Nul doute que les passages à vide dont elle souffre sont de son fait, car il faut avouer que parfois la série somnole.
Mais heureusement pour le spectateur, Damon Lindelof est aussi de la partie et le bonhomme a su apporter son expérience à la série pour la rendre intéressante, intrigante. Il a su faire le ménage dans l'histoire, changer des détails par ici et en ajouter d'autres par là.
Le casting exceptionnel est également la cause de la réussite de cette série, à quelques exceptions mineures près. Christopher Eccleston brille dans son rôle de pasteur et notamment le temps d'un épisode éblouissant. Les autres ne sont pas en reste et donnent vie à des personnages qui étaient bien plats dans le roman de Perrotta.
L'intrigue elle-même décevra certainement ceux qui réclament une explication à tout. Ici, le phénomène restera inexpliqué, la force de la série portée sur les épaules des acteurs.
Bien que ce Season Finale pourrait favorablement servir de fin à la série, HBO a commandé une deuxième saison. Je regarderai, curieux de voir ce que la suite nous réserve.