Sans doute la série que j'ai abandonnée le plus rapidement de ma vie. J'ai dû tenir cinq minutes, peut-être un peu moins.
Déjà, faire une série entière sur un personnage dont toute l'aura vient essentiellement des fantasmes de fans nourris par les cinq minutes de présence dans deux films d'un personnage tertiaire, ça me dépasse complètement. À titre personnel, je m'en fous des Mandaloriens. Je n'ai jamais compris cette fascination.
Mais passons.
La série commence avec un Mandalorien qui débarque dans un minuscule bar. C'est gris, terne, exigu, sans aucune personnalité, et c'est filmé comme un western. Là, c'était terminé pour moi. On nous ressort le plan ultra convenu du cowboy qui pousse les portes du saloon et que tout le monde dévisage. C'est bon, je m'en fiche. Faites directement un western, les gars.
Les influences, c'est très bien. Star Wars s'est justement construit sur un mélange d'inspirations parfaitement assumées, les films de samouraïs, les serials d'aventure, le western, la science-fiction... C'est ce mélange qui lui a donné sa singularité. Mais ici, je n'ai vu que l'influence brute, sans aucune réinterprétation. Juste un western de façade, filmé de manière paresseuse dans un décor cheap, mal éclairé, qui donne davantage l'impression d'un plateau de télévision que d'un univers vivant.
Je me suis évidemment spoilé la suite de la série, histoire de vérifier si j'étais passé à côté de quelque chose. Franchement, je n'ai pas l'impression d'avoir raté grand-chose. Une histoire qui ne m'intéresse pas, mise en scène sur des panneaux LED avec cette esthétique artificielle devenue la norme des productions Star Wars récentes... Très peu pour moi. J'ai franchement mieux à faire de mon temps.