Libre adaptation du dernier roman simili-autobiograhique de Bret Easton Ellis, The Shards assume le style de l’auteur, qui raconte l’histoire du point de vue de son double, en misant sur une voix-off un peu envahissante..
La série n’est pas très subtile, et d’autres ont mieux capté qu’elle la vacuité de le jeunesse huppée de LA, mais elle a du style et une intrigue suffisament accrocheuse pour attirer l’attention. On remarque très vite la patte camp et foutraque de Ryan Murphy, qui filme avec ironie et glamour ces adolescents surprivilégiés, oisifs et arrogants se faire trucider par un sérial killer au son d’une musique électro-punk et des syntés pop. La série surfe sur la vibe 80’s avec gourmandise, captant un truc rétro plutôt sympa à suivre. Dommage que les personnages ne soient pas suffisament développés. On aperçoit des bribes de ce qu’aurait pu être The Shards, on se contentera de ce qu’elle est. Un bon divertissement qui se termine par ailleurs de manière ultra frustrante.