3
469 critiques
No brain, no pain
Le zombie est une créature déclinée à toutes les sauces et sur tous les supports. Pourtant la mythologie utilisée dévie finalement très peu des oeuvres fondatrices : des balles dans la tête, de...
le 2 févr. 2011
Difficile de concevoir une épopée de survie au milieu de (zombies) « walkers ». Parenthèse à intégrer, car le cinéma de Robert Rodriguez est à exclure de la culture, afin de retomber grossièrement dans des mises en scène jugées trop classiques. Les récentes reprises cinématographiques, pour la grande majorité, furent un échec sans contestation possible. C’est pourquoi ce remaniement de ce scénario post-apocalyptique décrit parfaitement l’univers et en tire un meilleur visage des interprétations psychologiques des personnages. Kobert Kirkman a bien réagi et tient une bonne adaptation qui ne demande qu’à exister. Maladie ? Virus ? L’intrigue tend davantage à éclipser les origines du mal en dépit des divers parcours des survivants d’un monde ravagé par la mort et la peur.
Rick (Andrew Lincoln) est le noyau du groupe. Il tente de mener à bien sa recherche d’un lieu paisible et bon à vivre, mais au prix de sacrifices et de pertes tragiques. Sa famille est la raison de son combat, qu’il confond parfois entre personnel et pour le groupe. Sa fidélité et sa lucidité sans faille peuvent le rendre sage et « raisonnable ». Cependant, la violence ne peut être évitée. Tous l’ont compris, et même son fils Carl (Chandler Riggs) en fait les frais. On ne peut survivre sans se battre. Quant au reste de la troupe, Shane (Jon Bernthal) est très vite défini et ciblé. Ses méthodes, bien qu’elles puissent paraître efficaces, ne satisfait pas les autres. Ici, on soulève le point de changement ou d’adaptation. Il est nécessaire d’évoluer et c’est ce que l’on cherche à nous faire comprendre. Le pourquoi du comment se distingue par les décisions que chacun prend.
On pense de suite à Daryl (Norman Reedus), le dur à cuire de la grande famille et certainement le plus « sensible ». Ensuite Hershel (Scott Wilson), le visionnaire, l’homme droit qui induit la sagesse pure et l’âme solidaire. Carol (Melissa McBride) et Michonne (Danai Gurira), deux guerrières, une par devoir et l’autre par une expérience traumatisante. Tyreese (Chad Coleman) est en recherche de la paix intérieure, etc. Chacun à sa façon recherche une nouvelle identité. Mais parlons à présent des conflits puisque c’est le sujet. Trois bonnes raisons garantissent la vision horrifique de ces « créatures » et des mutations. Leur réalisme est grandement apprécié, ainsi que les mises en scène qui leur sont associées. On ne les sollicite pas plus que cela, car ils ne constituent que le support de l’œuvre, voire le décor. Récemment, nous les négligeons peu à peu, au détriment d’espoir évoqué.
Rapidement, des impasses que l’on qualifiera par la suite de « méchants » emblématique, viennent troubler le parcours des héros. Ils démontrent l’importance des limites de ce nouveau monde dépourvu d’espace habitable et de nourritures… On ne garde que l’image de tyran, sournois et impitoyable chez eux. Ce qu’il faut tout de même remarquer, ce sont les changements de rythme, soudain. Hélas, deux voire trois saisons devront être digérées pour poser un contexte solide. De quoi réconforter les lecteurs du Comics de Frank Darabont qui observaient déjà une formation grossière du script original. Pour résumé, « The Walking Dead » est une lutte intelligente dans le fond. On s’attache à des personnages réduits à l’état primitif, voulant reconstruire une société adaptée aux situations périlleuses qu’ils rencontrent à chaque instant.
Créée
le 10 juin 2017
Critique lue 209 fois
3
469 critiques
Le zombie est une créature déclinée à toutes les sauces et sur tous les supports. Pourtant la mythologie utilisée dévie finalement très peu des oeuvres fondatrices : des balles dans la tête, de...
le 2 févr. 2011
5
158 critiques
Le maître mot de la première saison de The Walking Dead est à n'en pas douter la déception... à hauteur de l'attente ! Le thème de la série, l'adaptation du comic, Darabont aux manettes, AMC derrière...
le 19 mars 2012
8
216 critiques
les yeux qui dégoulinent, c'est pas la forme mais je ne manquerais pour rien au monde.. rhhrrr (excusez moi, j'ai le nez qui vient de tomber sur le clavier) la série du moment. Enfin ! On parle de la...
le 14 janv. 2012
8
1599 critiques
"L’argent et l’amour font certainement partie des piliers fondamentaux dans les relations familiales thaïlandaises. Pat Boonnitipat prend un malin plaisir à disserter sur sa culture dans son premier...
le 14 avr. 2025
3
1599 critiques
Un ranger de l’espace montre le bout de ses ailes et ce n’est pourtant pas un jouet. Ce sera d’ailleurs le premier message en ouverture, comme pour éviter toute confusion chez le spectateur,...
le 19 juin 2022
6
1599 critiques
Il était très surprenant de découvrir Emmanuel Carrère à l’affiche d’un nouveau long et à l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, sachant la division du public sur « La Moustache » et malgré...
le 18 janv. 2022
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème