Critique après 2 saisons : Après une première saison en dents de scie, la série trouve enfin ses marques, notamment parce que le show se prend moins au sérieux et fait le pari de l'action. Le show n'hésite pas à s'autoparodier et devient d'ailleurs addictif à mesure qu'il tourne au grand guignol. La série souffre moins des tracas pseudo métaphysique adolescent et du subversif de pacotille sur fond d'histoire d'amour humain/vampire, omniprésents dans la première saison.
Le programme n'est pourtant pas exempt de défauts. La série repose trop sur le charisme de ses personnages secondaires et les états d'âmes un peu neuneu des personnages principaux polluent encore le show.
Autre chose, le jeu d'Anna Paquin ferait passer un acteur de Plus belle la vie pour un sociétaire de la Comédie française.
Dans True Blood, les méchants sont vraiment très très méchants, les gentils font des overdoses de bonnes intentions et les imbéciles sont dangereusement cons (mention spéciale à Jason, caricature assumée du héros musclé mais sans cervelle). Et finalement c'est bien mieux comme ça, lorsque le show débranche le cerveau et n'hésite pas à abuser des grosses ficelles, avec des personnages caricaturaux et poseurs, rendant brillamment hommage aux films de série B.
Bref, une série qui a su se bâtir un univers cohérent et a gagné en efficacité en simplifiant son postulat de départ.