True blood, c'est du sexe, de la violence, du sexe et du surnaturel. L'héroïne s'envoie en l'air avec un vampire, son frère se tape la moitié de la ville, et tout ça nous est servi sur un plateau de meurtres et manipulations en tout genre. De plus, les vampires sont mis à l'écart car considérés comme des monstres sanguinaires.
True Blood, c'est une critique de la société américaine, mais pas seulement ! Personnellement, j'y ai vu aussi une critique de notre société en général. Les gens perdus, les gens qui ne savent ni qui ils sont ni où ils vont, ceux qui sont différents on les laisse dans leurs merde. Où qu'ils soient. Les alcooliques, les drogués où qu'ils soient, on ne leur donne qu'une seule chance, et au moindre écart on les remballe, on les critique, on les rejette. Et, c'est ce qui caractérise notre société dans sa grande majorité.
Les réalisateurs de True Blood nous montrent tout ça, et bien plus sous l'œil critique de leur caméra. Grâce à cette caméra, la petite ville de Bon Temps devient le théâtre des manipulations les plus perverses, et de la critique la plus acide. Je ne pense pas que beaucoup auront vu sous cet angle les aventures de sookie et ses amis. Pourtant, en plus d'être une excellente série (dont je viens de me refaire les deux premières saisons), quel autre regard pourrait-on porter dessus ?
Quasiment chaque personnage a une histoire torturée, un passé lourd à porter. Et sous le prétexte de nous distraire, la série nous porte à réfléchir sur nous mêmes.
Au final, qui est le monstre sanguinaire ?