"Porny Gory Vampire Diary" ou "Lost In The Process"
Jusqu'à aujourd'hui, j'avais mis 10 à cette série. Mais j'ai vu le dernier épisode il y a peu, et j'en profite pour rectifier le tir à l'occasion de cette critique.
Si True Blood avait su garder son système de "lente découverte générale des diverses espèces surnaturelles au fil des saisons + méga gros boss par saison" tout au long de la série, la note n'aurait pas changée. Mais malheureusement, on a eu droit à Sara Newlin (si c'est comme ça que ça s'écrit...). Et si la première saison avec elle reste acceptable, le fait que toute l'intrigue se densifie sur plusieurs saisons avec cette histoire de virus etc... peut sembler une bonne chose de prime abord, mais a eu pour effet de rendre les dernières, et particulièrement LA dernière saison pour le moins inintéressante.
Alors dans l'ensemble, ça reste une série assez originale dans son traitement d'un univers tout sauf original pour le coup. Et puis l'ensemble du casting est vraiment bon, même si le duo Sookie / Bill tape assez vite sur le système. Mais même ce défaut est du à la perfection du casting, car si "Y en a pas qu'une", euh, pardon, Anna Paquin, est parfaite dans ce rôle, c'est justement parce qu'il semble taillé pour elle, donc la rendant encore plus insupportable qu'elle ne peut l'être de base. Et vu qu'ils font la même chose avec l'acteur qui joue Bill, à savoir le rendre de plus en plus tout rond tout doux tout mignon, bah ça devient assez rapidement gavant.
Mais quand même, la série a eut ses moments de génie, et si une chose a su tenir sa consistance sur le long terme, c'est bien l'écriture des dialogues. Parce que même si la série tend sur la fin vers la bouillie indigeste que sont les "Diarrhées Vampiriques", l'ensemble reste quand même très punchy, bourré de catch-phrases sympathiques, sinon hilarantes. Et certains rôles sont juste jouissifs, comme Jason Stackhouse ou Arlene, ou même le Shérif.
C'est vraiment dommage que l'écriture scénaristique se soit quelque peu perdue en chemin, car cette série qui a su en son temps relancer l'intérêt, avec d'autres, du public européen pour les séries américaines aurait vraiment pu atteindre le panthéon que ses premières saisons lui promettait.