Sookie contre les vampires
En 2008, Alan Ball revenait sur le petit écran avec « True Blood », une nouvelle série pour la chaîne HBO. Il ne fallait pas s’attendre à ce que ce soit aussi profond que « Six Feet Under », le scénariste d’« American Beauty » ayant ici voulu avant tout s’amuser avec le genre fantastique et toutes les créatures qu’il recèle, et ça pour mieux nous divertir, ce qu’il arrive à faire avec talent.
Dotée d’une bonne atmosphère bien moite façon « Buffy dans le Bayou », l’histoire prend place dans un monde où les vampires viennent de faire leur « coming out » suite à l’invention du sang synthétique. La saison 1 offrait alors une bonne entrée en matière, réussissant à rendre attachants des personnages humains, dont on découvrira les pouvoirs de certains progressivement au fil des épisodes. La saison 2 se montrait particulièrement captivante, peut-être la meilleure jusqu’à présent, notamment grâce à la grande méchante campée par Michelle Forbes. Et la saison 3 était très bonne aussi. La saison 4 m’avait par contre un peu déçu, étant clairement un ton en-dessous niveau qualité, et on sentait un certain relâchement du côté des scénaristes. Heureusement, ils se sont ressaisis pour la saison 5, dotée d’un rythme feuilletonesque haletant, sachant donner à chaque personnage une intrigue intéressante, et couronnée d’un final qui donne envie de voir la suite.
« True Blood » demeure avant tout une série vraiment distrayante, pleine de rebondissements, d’idées réjouissantes, de personnages hauts en couleur, et surtout avec du sang, du cul et des vampires, entre autres.