Mords-moi Johnny Johnny !
Les vampires... Ces créatures de la nuit me fascinent autant qu'ils m'effraient.
C'est donc naturellement que je me suis penché sur cette série, aux visuels publicitaires très accrocheurs et au générique d'une extrême qualité esthétique et sonore.
Mais lorsque cette entrée en matière se termine, on se demande si l'étiquette correspond au produit. En effet, les 4 ou 5 premiers épisodes de la saison 1 ne sont pas des plus palpitants. On a l'impression d'assister à un remake de "Twilight", en format feuilletons. L'ambiance est plate, les répliques téléphonées et le rythme très lent.
Pourtant, le commencement de l'épisode pilote est très réjouissant, tant la scène de rencontre entre un ado' prétencieux et un vampire crasseux dans une épicerie douteuse, annonce un univers plutôt déjanté.
Une grosse baisse de régime donc. Mais heureusement, je suis un homme patient. Et lorsqu'on arrive à la moitié de la première saison, le rythme s'accélère, les personnages prennent de l'épaisseur, les rebondissements s'enchainent et la violence s'intensifie.
Et à ce moment là, "True Blood" devient un véritable régal. Tous les personnages sont attachants, du frère "queutard" de Sookie au tempérament glacial d'Eric Northman, en passant par l'extravagance du cuistot Lafayette.
L'autre point fort de cette production réside dans le traitement du rapport entre humains et vampires. On assiste à des relations de force, à des envies primates, mais également à des relations de confiance et d'affinité. De ce fait, une sorte d'équilibre s'installe et l'on se retrouve parfois à plaider la cause d'un vampire sanguinaire plutôt que celle d'un humain ordinaire.
Ce balancement émotionnel fonctionne à merveille.
Il est vrai que cette toile de fond fantastique est un bon prétexte pour livrer une critique assez forte sur la condition sociétale du territoire américain, entre religion, racisme, sexualité et violence.
"True Blood" est finalement une série très attirante. Le rythme et le suspense s'intensifient au fur et à mesure que les saisons défilent. Et cela, pour notre plus grand plaisir.
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