Les duos qu'on aime au cinéma, c'est pour la vie. Lorsque vous découvrez Shaun of the Dead, puis Hot Fuzz et (avant) Spaced, vous ne pouvez que tomber amoureux de Simon Pegg et Nick Frost. Ce sont les losers magnifiques avec qui vous voulez jouer à la console toute la nuit en refaisant le monde; ceux dont vous suivez la carrière comme de vraies midinettes, qu'ils soient réunis ou non. Vous êtes prêt à ne pas totalement dénigrer les infames Paul et Slaughterhouse Rulez pour eux. Un amour infaillible, un vrai.
Lorsque Truth Seekers débarque, et qu'ils sont là, ensemble (un peu) à l'écran, et que ça respire le fantastique sauce british, et bien vous ne pouvez que répondre présent.
Vous vous plongez tête la première dans ce S.O.S Fantômes pour vieux cons, et vous appréciez même si l'humour tombe souvent à plat et que ça ne fait clairement pas frissonner. Mais pourquoi s'infliger ça ? On pourrait zapper et se mater les plus hypes Bly Manor ou Ratched. Oui, mais et l'amour dans tout ça ? Et Nick ? Et Simon ? Avec eux, on est bien.
Alors oui, Truth Seekers est un peu has been dès ses premières images. Mais, les deux compères et leur staff jonglent surement entre l'hommage persistant et la création d'une véritable narration. Affichant moins d'une demi heure par épisode, la saison essuie quand même un rythme en dent de scie persistant, et il manque une mise en scène moins anonyme. Pour autant, quelque chose se dessine au fur et à mesure des aventures de Gus, Elton et Astrid : de l'attachement.