Truth Seekers n'est ni la série du siècle, ni celle de l'année, ni la promesse d'un grand frisson avec les dents qui claquent (la chair de poule, à peine, mais pas de quoi en pondre un oeuf non plus), ni de la grande poilade anglaise façon Monty Python, à tel point qu'on jurerait que ça n'essaie même pas, mais elle a son charme british bien à elle entre slice of life option loser (évidemment, avec les compères Frost-Pegg, le passage est obligé) et hommage aux classiques du cinéma flippanche.
Alors oui, il y avait plus drôle à faire avec ce matériau, infiniment (puisqu'on vous dit qu'ils n'ont pas essayé), mais on se surprendra à sourire malgré tout, parfois.
Oui, on a déjà vu des fantômes plus effrayants, mais ceux-là ne sont pas aussi inoffensifs (visuellement/ectoplasmiquement parlant) qu'on aurait pu le craindre dans un programme frappé de l'infamante estampille "comédie".
Oui, les dialogues ont une fâcheuse tendance (dans l'air du temps) à se reposer sur des références geeks un peu faciles, balancées sans finesse, sur lesquelles il faudra fermer les yeux avec indulgence.
Et oui, la série ne décolle véritablement que dans ses trois derniers épisodes (sur huit), au point qu'on ne serait pas surpris d'apprendre qu'elle avait initialement été vendue comme un film, délayée au format "série TV" par les décideurs "parce que c'est ce qui marche, en ce moment, coco".
Mais il n'empêche que c'est généreux, foutraque, atypique, honnête, plaisant, plein de justesse (voire de tendresse), que ça rappelle un peu le Dirk Gently US (sans la folie furieuse) ou Doctor Who (sans les Daleks, encore que), et que ça a un vrai petit goût de reviens-y.
Pas la série de l'année, certes, loin s'en faut.
Mais de celles qui vous prennent par les (bons) sentiments.