Plutôt qu’un typhon, phénomène météorologique massif et violent, ce drama m’évoque davantage un vent soutenu mais doux et agréable. Ce vent, apparemment c’est celui que l’on peut nommer Zéphyr…
Ce drama suscitera certainement beaucoup de vues, donc je vais juste rajouter ma petite pierre sur SC.
Alors pour commencer, je dirais que Lee Jun-ho a enfin (re)trouvé un rôle à la hauteur de son talent, lui permettant d’exploiter toutes les facettes de son jeu d’acteur. Contrairement aux persos très contenus que j’ai pu voir interprétés par Jun-ho auparavant, Kang Tae-poong est un mec spontané, naturel et souriant. Il crève l’écran du début à la fin, je ne vois pas ce qu’on pourrait lui reprocher. Bon, pour un mec fauché, sa garde-robe est plutôt bien fournie, et ça ne donne pas vraiment envie de pleurer sur son sort. Mais bon au moins on en prend plein les yeux!
Ensuite, ce qui mettra aussi tout le monde d’accord, c’est le charme subtil et la qualité du jeu de Kim Min-ha dans le rôle de Oh Mi-seon. J’aurais aimé que son perso soit un peu plus piquant, un peu moins douce et molle, mais bon globalement elle reste attachante.
Tant qu’on y est, parlons aussi de l’adorable couple secondaire. Kim Min-seok (Nam-mo) a une belle place bien méritée. Plus qu’un faire-valoir, ce type est un véritable acteur de soutien pour le premier rôle. C’est un artiste incontournable de l’univers des k-dramas. Sa partenaire Kwon Han-seol est une vraie beauté, je ne l’avais jamais remarquée dans d’autres dramas pourtant vus avant, mais elle livre une presation convaincante ici.
Pour les autres personnages, on a les employés de Typhoon Trading, qui sont tous bien sympas, et qui se donnent à fond pour leur boîte. Malheureusement, on n’évite pas l’overdose de bons sentiments, et les caricatures qui vont avec. Dans le même style, on a un antagoniste en la personne de Pyo Hyun-jun, qui aurait pu se révéler très intéressant. Mais le personnage est tellement mal écrit que c’en est pathétique et ridicule. Dommage, l’acteur Yeo Ui-joo (aussi connu sous le nom de Moo Jin-sung) fait un très bon job, je l’ai trouvé charmant et même touchant par moment.
L’histoire allie péripéties en tous genres, et moments drôles et/ou romantiques. Ces derniers sont souvent un peu décalés, ce qui permet de garder une certaine fraîcheur dans la romance. Mais soyons clairs, 16 épisodes c’est trop. Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis autant de temps à terminer un drama. A partir du 11ème épisode, je me suis un peu ennuyée, et j’avoue que je suis passée complètement à côté des 2 derniers (en gros j’ai regardé en faisant autre chose pour pouvoir avoir les grandes lignes de l’histoire). Les intrigues qui se bouclent dans ces derniers épisodes auraient largement pu être exploitées auparavant en supprimant une ou deux péripéties inutiles.
Par contre, j’ai trouvé intéressant la façon d’exposer les différentes relations qui peuvent exister entre les aînés et leurs enfants. Parents absents, parents séparés, parent malade ou disparu pour une raison ou pour une autre… En ce qui concerne Tae-poong, il gère son deuil du mieux possible. On n’est jamais prêt à perdre son papa, même si on est un grand enfant, mais il ne s’empêche pas pour autant d’avancer. Il essaye de devenir ce que son père aurait voulu pour lui, tout en lui rendant hommage de mille façons. Le drama en lui-même ne m’a pas du tout fait vibrer, mais cet aspect-là me parle personnellement.
Pour conclure je dirais que Typhoon Family est une série de très bonne facture, avec une belle lumière, une bande-son 90’s agréable, des acteurs impeccables, et quelques longueurs (mais bon ce n’est pas le premier ni le dernier drama à qui on pourrait le reprocher). Un bon divertissement qui ne m’a pas renversée mais qui me laissera un souvenir sympathique.