Un jeune policier, Ji-yong, a vu enfant, l'assassin de sa mère condamné a seulement 3 ans de prison. Adulte, il décide donc de venger les victimes en punissant les criminels faiblement ou pas du tout condamnés pour leurs actes. Il attire l'attention d'une journaliste (Mi-ryo) qui au travers de ses émissions, le surnomme le Vigilante, mais aussi d'imitateurs, dont un chaebol un peu déjanté (Kang-Ok).
Il a vite la police à ses trousse, avec une équipe dirigée par Heon, un flic viril et très expérimenté.
Pas de romance ni de comédie dans ce drama, peu d'émotion, surtout de l'action (pas trop violente en comparaison de séries plus recentes).
Si le scénario n'est pas très épais, il garde sa logique tout du long et nous tient en haleine du début à la fin.
La série aborde les thèmes de la vengeance, de la moralité (où commence t 'elle ?), de la loyauté (les états d'âme de Heon), mais bien sûr aussi de la corruption et du pouvoir des puissants.
Malheureusement j'aurais aimé un peu plus de développement sur les personnages principaux, tous très intéressants avec des identités très marquées.
Le format de 8 épisodes est trop court et aurait mérité d'être porté à 12 ; ça aurait peut-être réduit le tonus, mais certainement donné plus de profondeur aux individus dont finalement on ne connaît pas grand chose.
Il reste que les acteurs sont très bons. Un sans faute sur le casting.
Nam Joo-hyuk est surprenant dans un rôle où on n'a pas l'habitude de le voir (action au lieu de romance).
Yu Ji-tae (Heon) crève l'écran par sa présence (et ses muscles), et Kim So-jin (Mi-ryo) n'est vraiment pas mal non plus en journaliste indépendante, intrépide et sans peur.
Lee Jun-hyuk (le milliardaire déjanté) est surtout utilisé dans les scènes de baston où il s'en tire à son avantage.
Cette série se regarde avec plaisir, même si l'idée de base à déjà été abordée dans d'autres dramas (Devil judge, Killing vote notamment). Les scènes d'action s'enchaînent sur un rythme soutenu, mais sans que l'intrigue ne perde sa cohérence. L'épisode final est spectaculaire et laisse la porte ouverte à une potentielle suite.