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le 22 juil. 2018
SuivreWastworld, un joli gâchis
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Et bonjour...
Je sors d'un premier visionnage de la série Westworld, qui m'a été conseillée avec à propos (!). Une série qui a pour thème l'évolution des interactions entre humains et intelligences artificielles, au sein d'un parc futuriste.
C'est une série étrange et complexe, maniant émotions et rebondissements avec une subtilité inhabituelle. Dans un futur proche, des humains fortunés peuvent donc partir pour Westworld, gigantesque parc recréant la vie du far West avec une volonté d'immersion totale des invités.
Les nouveaux arrivants débarquent donc dans une ville animée du far West, dont chacun des habitants sont comme des automates programmés pour croire qu'ils ont des vies de cow boys, de maquerelle, de fermiers, de sherifs... Mais qui revivent indéfiniment les mêmes journées suivant des scénarios prédéfinis.
Et ce qui est vendu aux clients fortunés, c'est qu'ils peuvent être et faire ce qu'ils veulent, se lâcher autant qu'ils veulent en toute sécurité. Des aventures plus folles encore les attendent dans des territoires immenses, mais une équipe veille en sous-sol et... Les actionnaires veillent sur leurs intérêts.
Cette mécanique bien huilée se détraque progressivement, les coups de théâtre s'enchaînent et on en vient à prendre parti pour les êtres artificiels de ce parc, puis à douter et puis on ne sait plus ce qu'il faut souhaiter. Jusqu'au bout on se fait promener, comme dans un grand parc et à la fin rien n'est vraiment tranché.
Donc on pourrait dire banco, bon divertissement, des questions précieuses sur la conscience et ce qui fait de nous des humains, les risques que nous prenons à développer des technologies qui nous dépassent...
Si la racine de ce récit, son code source en quelque sorte, n'était pas si désespérément américaine. Même racontée avec brio et subtilité, c'est encore l'histoire d'une humanité pécheresse et définitivement damnée, dont on ne pourrait s'échapper qu'en fabriquant du faux et dont même les créatures sont vouées à la violence et à la destruction.
Alors je m'interroge: est-ce vraiment la seule façon de présenter l'histoire? Est-ce vraiment la seule manière d'employer autant de temps, de talent et d'énergie? Où sont les récits de courage et de salut, de pardon et de rédemption?? Car ils sont de plus en plus rares et désespérément nécessaires...
Créée
le 18 déc. 2021
Critique lue 63 fois
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