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le 10 mars 2026
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« Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité. » S.H
La série "Young Sherlock", réalisée par Guy Ritchie, est une déception flagrante pour tous les amateurs du canon Holmésien.
Ritchie semble prendre un malin plaisir à détourner l’œuvre originale pour servir un spectacle bruyant et creux, qui n’a rien à voir avec l’élégance et la subtilité attendues de l’univers de Sherlock Holmes.
Au lieu d’une exploration fidèle de la jeunesse du grand détective, le réalisateur réinvente, sans scrupule, un personnage à l’image de celui qu’il avait déjà imaginé dans son premier film avec Robert Downey Junior (qui avait le mérité de rajeunir le mythe en se servant de points d’ancrage évoqués par Watson dans certaines nouvelles), créant un Sherlock adolescent qui n’a aucune légitimité dans la mythologie originelle.
Ce qui frappe, c’est la façon dont Ritchie préfère l’esbroufe à la substance : il multiplie les effets visuels et les scènes d’action, mais le résultat n’est qu’un grand spectacle superficiel, dénué de la profondeur et du charme propre au vrai Sherlock.
On se retrouve donc face à une série qui trahit le caractère du détective, sacrifiant toute fidélité au canon pour une jeunesse fantasmée, plus proche du blockbuster hollywoodien que de l’œuvre de Conan Doyle.
En somme, "Young Sherlock" n’est ni un hommage, ni une adaptation, mais une parodie au profit du sensationnel.
Mais attention pas une parodie dans le sens noble du terme comme l’avait en été « Without a clue »« Élémentaire mon cher Lock Holmes »réalisé par Thom Eberhardt, sorti en 1988. Ou encore le chef d’œuvre amputé de moitié par les producteurs frileux des années 70 qu’aurait pu être « La vie privée de Sherlock Holmes de Billie Wilder
Ritchie réalise ici une série d’action somme toute classique qui se laisserait regardé si elle n’avait pas la prétention de s’inclure dans un pseudo historique d’un héros mythique peut-être y voyait-il un hommage mais dans ce cas il faut qu’il sache sue celui-ci ne fait honneur ni à Sherlock Holmes ni à ses admirateurs.
Pour un lecteur assidu de Sherlock Holmes, le plus grand sacrilège demeure sans doute d’avoir transformé Moriarty futur Napoléon du crime en ami d’adolescence de Sherlock. Cette réinvention s’apparente à une trahison du mythe, car elle efface toute la complexité de leur relation, qui repose sur une rivalité intellectuelle et un antagonisme profond.
En gommant l’aura mystérieuse et la froide distance qui caractérisent Moriarty, la série vide de sa substance l’un des piliers de l’univers Holmésien, au profit d’une facilité scénaristique regrettable.
L’œuvre originale de Conan Doyle est d’une richesse telle qu’elle se suffit à elle-même, sans avoir besoin d’être modernisée à tout prix ou d’inventer une préquelle quelconque. Il serait sûrement plus judicieux d’adapter fidèlement les romans d’origine, en profitant des moyens techniques et artistiques dont disposent les studios aujourd’hui, plutôt que de réinventer le mythe à travers des séries qui s’éloignent de l’esprit du texte.
On peut alors se demander si produire ce type de série, où la modernité finit par dénaturer le mythe, est vraiment le meilleur moyen d’amener les jeunes générations à apprécier la littérature dite classique d’auteur comme Conan Doyle ou d’Agatha Christie.
Ne serait-il pas préférable de leur proposer des adaptations respectueuses, qui leur donneraient envie de découvrir ces œuvres dans leur forme originale ?
La vie et les aventures de Sherlock Holmes sont déjà d’une telle intensité et diversité qu’il paraît inutile, voire artificiel, de vouloir à tout prix lui inventer une jeunesse rocambolesque.
D’ailleurs, si l’on se fie à la description du personnage dans les romans originaux, où il est souvent présenté comme un être au fonctionnement atypique, à la limite du haut potentiel intellectuel, avec des traits proches de l’autisme, il serait peu réaliste d’imaginer qu’il ait eu une adolescence empreinte d’exubérance ou de relations sociales épanouies.
Au contraire, tout laisse penser que Holmes aurait eu une jeunesse marquée par l’isolement, des difficultés à communiquer et à tisser des liens sociaux, ce qui le rapprocherait davantage de la sociopathie que des aventures extravagantes. Cette fidélité au caractère du héros contribue justement à la force du mythe littéraire et à son authenticité, et c’est en respectant cette complexité qu’on peut espérer préserver l’essence du personnage.
Chose qu'à mon sens mieux compris Stephen Moffat dans son adaptation où il fait dire a son acteur principal le merveilleux Benedict Cumberbatch dont le jeu d'acteur trahis dans chaque scène Les particularités psychologique et physique des grand autistes "Je ne suis pas un psychopathe mais un sociopathe de haut niveau " .
Bref...Young Sherlock n'est pas un indispenssable dans la vie des amateur du grand détective.
Mais pour les parents pour qui la culture littéraire à encore une importance et qui peine a fair ouvrir un livre a leurs ados, se disant qu'ils auraient sans doute plus de facilité à adhérer à l'approche littéraire devant un écran , je ne peux que conseiller la série "Sherlock Holmes ",série télévisée et cinq téléfilms britanniques produits par Michael Cox et June Wyndham-Davies pour Granada Television, avec Jeremy Brett qui toujours a l'heure actuelle reste pour les puriste l'incarnation la plus proche du canon Holmésien.
Dans l'attente de l'hypothétique troisième opus de Sherlock avec le symathique duo Downey Junior et Law , ou d'une eventuelle adaptation fidèle de l'une des 56 nouvelles (58 si l'in y ajoute The Field Bazaar (1896)
How Watson Learned the Trick (1924) ecrites par Doyle pour des occasion speciales )ou 4 romans originaux de Doyle.
Je m'en retourne à mes lectures, car la seule chose bénéfique qu'a provoqué "Young Sherlock" est l'envie de retrouver mon héros d'enfance en tournant les pages usée des vieux volumes de ma bibliothèque .
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le 11 mars 2026
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